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Les Investissements Etrangers Directs en Afrique dans le rouge

Les Investissements Etrangers Directs en Afrique dans le rouge

Les ministres africains des affaires étrangères se sont rencontrés ce mercredi 10 mai à Nairobi, en marge de l’Assemblée Générale annuelle de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA). La table ronde avait pour but de trouver une solution au déficit d’infrastructures de 900 milliards de dollars auquel fait face le continent.

Autour de la table, des investisseurs et des représentants du secteur privé qui ont, avec les ministres, discutés des meilleurs moyens de relever les défis en matière de risques et d’investissements.

L’incertitude géopolitique actuelle pourrait conduire à « des couts d’emprunts plus élevés ou des coupes des flux de capitaux vers les marchés émergents et les frontières » ont estimés les participants à la table ronde.

En plus du montant élevé du déficit d’infrastructures, le secteur privé est en phase de perdre des milliards de dollars si toutefois un cadre favorable d’investissement n’est pas créé.

Selon Patrice Talon, président du Bénin, « Le partenariat public-privé s’impose donc comme la réponse aux besoins d’investissements structurants de nos Etats. Se présente alors la nécessité de disposer d’outils appropriés permettant des investissements malgré la persistance de la perception de risque élevé en Afrique. Dans ce contexte, l’Assurance-crédit constitue entre autres un outil efficace pour répondre à ce défi ».

La rencontre a enregistré des interventions d’éminentes personnalités des finances africaines telles que Patrick Chinamasa, ministre Zimbabwéen des finances et du développement économique, Romuald Wadagni, ministre de l’économie et des finances du bénin, et Felix Mutati, ministre des finances de la Zambie entre autres…

Il est revenu dans les discussions la faiblesse des gains pour les investissements étrangers (l’indice boursier de référence perd 4% chaque année depuis 2010 avec un plafond de 22% de rendement annuel les 10 dernières années). De grandes croissances ont été enregistrées sur le continent, néanmoins, la chute des prix des matières premières est facteur de ralentissement de l’économie en Afrique subsaharienne qui a atteint 1.5% de croissance.

De grands investissements ont cependant été réalisés sur le continent notamment au Kenya où l’ACA a assuré près de 2 milliards de dollars de transactions et d’investissements en 2016, en plus de 660 millions de dollars en faveur du plus grand parc éolien de l’Afrique (le Lac Turkana).

Abdoulaye Sow
financialafrik

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