samedi 20 juillet 2019
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Les leaders d’opinion africains optimistes pour l’avenir du continent mais exigeants vis-à-vis des partenaires internationaux

Les leaders d’opinion africains optimistes pour l’avenir du continent mais exigeants vis-à-vis des partenaires internationaux

Paris, le 8 février 2019 – Les résultats du premier « Baromètre CIAN des leaders d’opinion en Afrique » (AFRICALEADS) sont rendus publics le 8 février à l’occasion du Forum Afrique 2019 organisé par le MOCI et le CIAN. Réalisée dans huit pays d’Afrique francophone par l’institut IMMAR, cette étude est la première à cibler spécifiquement les leaders d’opinion dans toute leur diversité. 

Conduite entre juin et septembre 2018 auprès d’un échantillon de 1244 leaders dans trois pays du Maghreb (Tunisie, Algérie, Maroc), trois pays d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire, Burkina Faso) et deux pays d’Afrique centrale (Cameroun et République Démocratique du Congo), AFRICALEADS a porté sur trois thématiques majeures : la vision de l’Afrique et de son avenir ; la perception des pays étrangers non-africains en termes d’image et d’impact pour le continent ; les entreprises et les marques les plus appréciées.

Les leaders d’opinion sont optimistes sur l’avenir de l’Afrique mais aussi très lucides puisqu’ils soulignent les difficultés dans les domaines de la gouvernance et de la formation. 43% estiment que l’Afrique a progressé au cours des cinq dernières années, et 56% sont optimistes pour leur avenir à cinq ans. Les plus optimistes sont les Marocains, tant pour la situation globale du continent (70%) que pour la situation dans leur propre pays (62%). Le numérique est cité par 73% des répondants comme le domaine où les progrès ont été les plus spectaculaires au cours des cinq ans écoulés, en écho à la tendance à la digitalisation des économies africaines, observable du nord au sud du continent. Les leaders d’opinion considèrent à 49% que l’éducation et la formation représentent le défi prioritaire pour l’Afrique. Leur jugement sur la performance des institutions est assez critique, puisque 45% des répondants pensent que la situation s’est dégradée dans le domaine politique, et 42% disent que le système judiciaire s’est détérioré dans leur pays. La question de la gouvernance reste une préoccupation centrale.

financialafrik

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