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Les pays africains signent un traité contre la piraterie

Les pays africains signent un traité contre la piraterie
Plus de 40 pays africains ont adopté une charte pour sécuriser leurs mers.

Plus de 40 pays africains, réunis à Lomé à l’initiative de l’Union africaine (UA), ont adopté, samedi, une charte afin d’assurer une meilleure sécurité des côtes, financer un fonds spécial et protéger l’environnement. « Nous nous félicitons de l’adoption et de la signature de la charte sur la sécurité et la sûreté maritime et le développement en Afrique », a déclaré le président congolais Denis Sassou-Nguesso pour conclure le premier sommet de l’UA sur la sécurité des mers . La Charte de Lomé, qui doit encore être ratifiée par au moins quinze pays pour pouvoir entrer en vigueur, doit contraindre les Etats signataires à « créer un fonds de sécurité et de sûreté maritimes », mais aussi à faciliter « l’accès aux informations », grand point noir dans la lutte contre les trafics maritimes. Le manque de coopération, entre les différents pays, est un grand avantage pour les pirates et les contrebandiers qui peuvent passer d’une zone territoriale à une autre sans être inquiétés. Toutefois, même sous cette charte, les pays n’ont aucune obligation de divulguer des informations « si cela n’est pas dans l’intérêt de la sécurité nationale », note pour l’AFP Timothy Walker, expert maritime pour Institute for Security Studies (ISS).

Zones économiques

Avec un total de 13 millions de kilomètres carrés de zones économiques maritimes et 17 % des ressources mondiales en eau douce, « l’Afrique doit voir cette richesse comme une opportunité de développement durable », a martelé Uhuru Kenyatta, le président du Kenya. Transports maritimes , ports, pêches industrielles… ces secteurs économiques sont largement dominés par des intérêts internationaux qui échappent au continent. Certes, mais en même temps quelque 90 % des importations et exportations africaines transitent par la mer et un nombre important des corridors commerciaux maritimes les plus stratégiques se trouvent dans l’espace maritime africain. S’il développe son économie maritime, le continent parviendra plus facilement à financer sa propre sécurité. Car le manque de financement est un problème auquel sont régulièrement confrontés les pays africains pour la mise en oeuvre de leurs projets. « L’Afrique est plus exposée que les autres continents pour la simple raison qu’elle a très peu de compétences et de moyens pour faire face à cette situation », avait observé le chef de l’Etat tchadien Idriss Déby, président en exercice de l’UA.

MICHEL DE GRANDI / lesechos.fr

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