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Les prix des matières premières reculent pour le 3è trimestre d’affilée, du jamais vu depuis 2001

Les prix des matières premières reculent pour le 3è trimestre d’affilée, du jamais vu depuis 2001

L’indice boursier S&P GSCI, qui sert de repère sur le marché des commodities, a baissé de plus de 5% durant le premier trimestre 2015. Il s’agit du troisième trimestre de baisse d’affilée de cet indice qui se compose de 24 matières premières issues de tous les secteurs (métaux industriels, agriculture, hydrocarbures, métaux précieux….etc).

Il faut remonter à 2001 pour retrouver un tel enchaînement négatif pour l’indice développé par la banque d’investissement américaine Goldman Sachs, puis passé sous le contrôle de l’agence de notation Standard & Poors.

En cause, la chute de près de 50% des cours du pétrole, mais aussi le dollar toujours plus fort. Par ailleurs, les marchés agricoles renouent avec des productions historiques. Les stocks de céréales sont au plus haut depuis quinze ans. Résultat : les matières premières ont conservé leur statut de classe d’actifs la moins performante depuis le début de l’année.

Ces évolutions interviennent alors que la Chine, premier consommateur mondial de matières premières, connaît son plus sérieux coup de frein en 25 ans. «La demande chinoise de matières premières va énormément changer dans les cinq prochaines années, à mesure que la transition se fait vers une économie moins menée par l’investissement et davantage par la consommation (donc, pas aussi compétitive dans l’industrie mondiale)», prévient la banque britannique Barclays.

Cela marque la fin du super cycle des matières premières, selon la banque américaine Citigroup, dont les analystes ont été parmi les premiers à annoncer la mort de ce mouvement centré sur l’ascension fulgurante de la Chine. Selon les analystes de Citigroup, la hausse de la demande des matières premières devrait être moins rapide, moins synchronisée et plus diversifiée géographiquement. Aujourd’hui moteurs, les Etats-Unis, la Chine et l’Europe devraient peu à peu être dépassés par ceux que la banque appelle les «Emerging 5»: l’Inde, l’Asean (Indonésie, Malaisie, Philippines, Singapour, Thaïlande, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie et Cambodge), le Moyen-Orient, l’Amérique latine et l’Afrique.

agenceecofin.com

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