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Les prix du pétrole en baisse

Les prix du pétrole en baisse

Les prix du pétrole baissaient ce jeudi en cours d’échanges européens, les données hebdomadaires sur les réserves et la production américaines ayant déçu les investisseurs et le dollar grimpant après une réunion de la Fed.

Vers 10H00 GMT (12H00 à Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juillet valait 50,39 dollars sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 40 cents par rapport à la clôture de mercredi. Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de “light sweet crude” (WTI) pour le contrat de juin cédait 37 cents à 47,45 dollars.

Les cours de l’or noir approchaient de leurs plus bas depuis cinq semaines, atteints mardi à 50,14 dollars pour le Brent et mercredi à 47,30 dollars pour le WTI.”Les données publiées par le Département américain de l’Energie (DoE) sur les réserves américaines ont conduit à une baisse car la baisse des réserves de brut est bien inférieure à celle donnée plus tôt par l’American Petroleum Institute (API)”, fédération privée dont les données sont jugées moins fiables par les marchés, ont expliqué les analystes de Natixis.”Le pétrole s’en est bien sorti, quand les autres matières premières, comme les métaux, ont fortement reculé avec la hausse du dollar”, ont argué les analystes de Commerzbank.

La Réserve fédérale américaine (Fed) s’est montrée confiante mercredi sur l’économie américaine, ce qui devrait lui permettre de relever ses taux directeurs dans les prochains mois, ont jugé les marchés.

Cette attente d’une hausse des taux fait grimper le dollar, ce qui entraîne une montée du prix du baril pour les investisseurs utilisant d’autres devises pour acheter du pétrole, libellé en monnaie américaine.”La production américaine de brut a augmenté pour la onzième semaine consécutive, et se situe désormais à 9,3 millions de barils par jour, à son plus haut niveau depuis août 2015″, ont néanmoins souligné les analystes de Commerzbank.

La hausse de la production américaine inquiète les investisseurs, alors qu’une demande mondiale en hausse modérée peine à absorber l’abondance de la production internationale.

lefigaro /
AFP

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