Accueil / Bourse / Les Quatre sorcières ont survolé la Bourse de Paris

Les Quatre sorcières ont survolé la Bourse de Paris

Les Quatre sorcières ont survolé la Bourse de Paris

En cette journée des Quatre sorcières, le Cac 40 a pris quelques fractions dans un énorme volume de transactions, atteignant 7,6 milliards d’euros. Les banques ont cédé du terrain, Sanofi aussi. LVMH signe un nouveau record.

Qui a joué un tour à la Bourse de Paris ? Et propulsé les volumes de transaction à des niveaux astronomiques ? Réponse : les Quatre sorcières. Ce phénomène technique, qui se produit tous les troisièmes vendredis des mois de mars, juin, septembre et décembre, est synonyme d’arrivée à échéance des contrats sur futures et options en Europe et aux Etats-Unis et donc de volatilité et gros volumes.

A Paris, un pic a été observé à la mi-séance, où le Cac 40, jusqu’alors endormi, s’est brusquement réveillé pour gagner près de 0,8 %. Le volume d’affaires a fait une poussée à plus de 3 milliards d’euros. Sur l’ensemble de la séance, le volume de transactions s’élève à 7,6 milliards, un niveau que l’on n’avait plus observé depuis le 24 juin, lendemain du référendum sur le Brexit.

L'effet des « Quatre sorcières » à la mi-séance.

 L’effet des « Quatre sorcières » à la mi-séance.

Le Cac 40 affiche, au final, un maigre gain de 0,29 %, à 4.833,27 points. A Francfort et à Londres, le Dax et le Footsie gagnent aussi un peu de terrain (+0,33 % et + 0,18 %), tandis que le Dow Jones (+ 0,09%) piétine outre-Atlantique. Passée la réunion de la Réserve fédérale américaine, les rendez-vous se font plus rares, notamment ceux susceptibles d’avoir une incidence forte sur les marchés d’actions. Ainsi, ce vendredi, l’actualité s’est réduite aux chiffres immobiliers de novembre aux Etats-Unis. Après leur envolée de 25,5 % en octobre, les mises en chantier ont rechuté de 18,7 %, à 1.090.000 en rythme annualisé, tandis que les permis de construire se sont repliés de 4,7 % à 1.201.000.

Pause logique sur les banques

Les valeurs bancaires figurent parmi les parents pauvres du jour, victimes de quelques dégagements après leur fulgurant rebond depuis le point bas de juin. Parmi les composantes du Cac 40, Société Générale a par exemple repris 90 % depuis cette date. Ces valeurs financières ont plus récemment été soutenues par les commentaires de la Fed, la banque centrale américaine, qui anticipe trois nouvelles hausses de taux en 2017 (sans prise en compte encore de l’effet inflationniste de la politique de Trump), la pentification de la courbe des taux étant favorable aux affaires des banques qui empruntent à court terme et prêtent à long terme.

Sanofi, poids lourd de la cote, freine aussi la tendance. La rumeur avait déjà circulé en début de semaine. Elle revient en force ce vendredi : selon l’agence Bloomberg, le laboratoire pharmaceutique français serait en négociations avancées pour racheter la biotech suisse Actelion, pour la bagatelle d’un peu plus de 28 milliards d’euros.

Les valeurs pétrolières et parapétrolières sont en hausse à la faveur des relèvements d’objectifs de cours du broker Goldman Sachs.

A l’inverse, l’opérateur de satellites SES accuse la deuxième plus forte baisse du SRD, alors que Deutsche Bank a dégradé le titre d’« achat » à « conserver » pour ne plus viser que 18 euros, contre 28 auparavant.

Enfin, LVMH a signé un nouveau record à 180,20 euros.

C.P

investir.lesechos

Aller en haut