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Les taxes de Trump et la future réunion de l’OPEP tassent les prix du pétrole

Les taxes de Trump et la future réunion de l’OPEP tassent les prix du pétrole

Les cours de pétrole se sont fortement repliés en fin de semaine dernière. En cause les sanctions commerciales bilatérales entre les Etats-Unis et la Chine. Et la hausse probable de la production de l’OPEP et de la Russie, lors de leur réunion à Vienne dans quelques jours.

La future réunion de l’OPEP, mais aussi les taxes et contre-taxes de Trump et Pékin écrasent les prix du pétrole. En fin de semaine dernière, le baril de Brent a perdu 4 %, il ne vaut plus que 73,44 dollars contre près de 80 dollars le mois dernier.

La réunion de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole approche, et les marchés anticipent que ses membres alliés à la Russie vont rouvrir les vannes, qu’ils avaient fermées il y a un an et demi. Les ministres saoudien et russe du Pétrole multiplient les déclarations depuis leur rencontre lors du match inaugural de la Coupe du monde. Alexander Novak estime à 1,5 million de barils l’augmentation de la production OPEP – non-OPEP, « inévitable » selon son homologue Khalid al-Falih.

Il faudra que les autres membres du cartel soient d’accord. Mais en attendant, cela refroidit déjà les cours du pétrole, c’est d’ailleurs l’objectif : calmer la hausse des prix du brut pour ne pas ralentir la demande mondiale. Et contenter Donald Trump qui s’indignait de l’inflation à la pompe aux États-Unis.

Taxes chinoises sur le brut américain

Donald Trump a lui aussi contribué à la chute des prix du baril en confirmant ses taxes sur les produits chinois. La riposte chinoise ne s’est pas fait attendre. En représailles aux taxes américaines sur 818 nouveaux produits chinois, Pékin taxera 545 produits américains, dont le soja – c’était annoncé, la graine oléagineuse a plongé à son plus bas niveau depuis un an vendredi.

Mais le pétrole américain, c’est plus inattendu, est lui aussi visé par les surtaxes chinoises. Or les États-Unis ont exporté des quantités record de pétrole vers la Chine au cours des six derniers mois, 363 000 barils par jour. La fermeture des frontières chinoises au pétrole américain, tout comme plus généralement le ralentissement de l’économie mondiale que cette guerre commerciale incessante risque de provoquer, sont autant de raisons de voir les prix du brut en repli. Des motifs qui font oublier pour le moment le déclin des exportations du Venezuela, de la Libye et de l’Iran.

laire Fages
rfi
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