Accueil / Développement / L’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte conviennent de créer un fonds d’infrastructure tripartite

L’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte conviennent de créer un fonds d’infrastructure tripartite

L’Éthiopie, le Soudan et l’Égypte conviennent de créer un fonds d’infrastructure tripartite

Les ministres du Soudan, d’Éthiopie et d’Égypte sont tombés d’accord pour établir un fonds d’infrastructures tripartite sur la base d’une décision prise par les dirigeants des trois pays, a affirmé vendredi le ministère éthiopien des Affaires étrangères.

Au cours de leur réunion jeudi à Khartoum, la capitale du Soudan, pour discuter du Grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD), les ministres de ces trois pays ont convenu de mettre en place un fonds d’infrastructures tripartite, selon la même source.

Rappelons que lors de leur réunion en Éthiopie en marge du sommet de l’Union africaine (UA) en janvier, les dirigeants des trois pays sont convenus de lancer un fonds d’infrastructure tripartite, qui devrait servir à renforcer l’intégration économique et les relations entre les peuples de ces trois pays.

Les ministres des Ressources en eau, les ministres des Affaires étrangères et les chefs du renseignement des trois pays se sont réunis à Khartoum suite à un accord passé entre le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, le président soudanais Omar el-Béchir et l’ex-Premier ministre éthiopien Hailemariam Desalegn.

Selon le ministère éthiopien des Affaires étrangères, les responsables de ces trois pays sont parvenus à un consensus sur certaines des questions concernant le méga-barrage controversé.

Cette réunion vise principalement à favoriser la collaboration et à résoudre les divergences entre les trois pays autour de la construction du barrage éthiopien.

Les relations diplomatiques entre ces trois pays sont liées dans une large mesure au Nil bleu, un cours d’eau qui trouve sa source en Éthiopie et dont le cours traverse le Soudan et l’Égypte.

Le GERD, un chantier d’un montant de 4,7 milliards de dollars, est désormais achevé à 64%, et devrait selon les espoirs de l’Éthiopie fournir une offre constante d’électricité abordable pour soutenir les efforts de modernisation du pays.

Toutefois, l’Égypte, située en aval du Nil, craint que la construction du GERD affecte sa part des eaux du Nil et conduise à une pénurie d’eau.

ADDIS-ABEBA, 6 avril (Xinhua)

Aller en haut