Accueil / Finances / L’euro au plus bas face au dollar depuis 2005

L’euro au plus bas face au dollar depuis 2005

L’euro au plus bas face au dollar depuis 2005

Lundi 5 janvier, l’euro s’échangeait sous les 1,20 dollars, au plus bas depuis décembre 2005. La monnaie poursuit ainsi sa tendance baissière débutée il y a six mois sur fond de divergence de politique monétaire entre les Etats-Unis et l’Europe.

L’euro bat en ce début d’année un record de faiblesse face au dollar depuis neuf ans. Actuellement échangé contre 1,19 dollars, l’euro pourrait même bientôt battre un record de plus de onze ans en passant sous les 1,17 dollars pour 1 euro.

Même en 2010 et en 2012, alors que la monnaie unique suscitait la défiance à cause de la crise des dettes européennes, la barre des 1,20 dollars pour 1 euro n’avait pas été franchie. La raison de la baisse actuelle est toutefois très différente des exemples précédents, et tient cette fois à la politique des banques centrales.

Une baisse annoncée de longue date

En septembre dernier, Goldman Sachs publiait déjà ses perspectives selon lesquelles l’euro s’échangerait contre environ 1,15 dollars en 2015. Au moment de l’annonce, l’euro s’échangeait encore contre 1,30 dollars environ.

Goldman Sachs prévoyait par ailleurs une parité équitable de 1 dollar pour 1 euro à l’horizon 2017. Force est de reconnaître que l’établissement américain semble sur la bonne voie pour que ses prévisions se réalisent. À noter que de nombreux autres analystes et gérants prévoyaient également une baisse de l’euro, mais dans des proportions toutefois plus mesurées.

Divergence de politique monétaire

Cela fait déjà plusieurs mois que l’on répète qu’une baisse de l’euro est logique du fait des politiques monétaires très différentes menées par la BCE en Europe et par la Fed aux Etats-Unis.

Côté européen, l’heure est à la relance monétaire. La BCE, préoccupée par le risque déflationniste, s’est lancée dans un large plan de « quantitative easing » (assouplissement quantitatif), qui correspond à de l’injection monétaire dans le circuit économique. Or, en laissant filer la « planche à billets », le phénomène pèse sur la valeur de la monnaie unique qui se dévalue. Cela est toutefois un avantage pour l’économie européenne : l’euro faible permet, entre autres, de favoriser les exportations des entreprises.

À l’inverse, la forte croissance américaine a amené Janet Yellen, présidente de la Fed, à réduire progressivement le précédent plan de « quantitative easing » américain. Le relèvement progressif des taux directeurs est quant à lui attendu vers la mi-2015. Ainsi, le dollar reste stable et se raffermit même légèrement du fait de l’attrait que suscite de nouveau la devise américaine. La parité euro-dollar évolue donc en conséquence.

X.B
boursorama.com

Aller en haut