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L’euro chute après la victoire du non au référendum italien

L’euro chute après la victoire du non au référendum italien

La monnaie unique a perdu jusqu’à 1 ,59% face au dollar. Le taux à 10 ans italien passe au-dessus des 2%.

Après la victoire du “non” au référendum italien , l’euro chute face au dollar ce lundi. La monnaie unique a décroché de 1,59% quand les sondages à la sortie des urnes ont été diffusés après la fermeture des bureaux de vote (vers 23 heures), donnant le non vainqueur à plus de 54%, voire à près de 60%. A l’ouverture des bourses européennes, l’euro perd 0,67% à 1,0604 dollar pour un euro.

Le taux d’emprunt à 10 ans grimpe en Italie

Autre conséquence de la victoire du “non” en Italie, les titres de dette du pays se tendent. Le taux d’emprunt à 10 ans de l’Italie prend 11 points de base et passe la barre des 2%. De son côté, la Bourse de Milan a lâché 1,9 % dans les premiers échanges, sous le coup notamment d’une chute des banques (-4,3%) , dont la levée de fonds s’annonce compliquée avec le vide politique provoqué par le départ de Matteo Renzi . Néanmoins elle ne cédait plus que 0,1 % après 35 minutes d’échanges.

Le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, a néanmoins relativisé lundi l’impact du rejet de la réforme constitutionnelle en Italie, estimant que cela “ne pouvait être comparé” à la décision choc des Britanniques de quitter l’Union européenne.

“Le référendum en Italie peut être considéré comme une autre source d’incertitude. Cependant il ne peut être comparé au référendum britannique : les Italiens ont été appelés aux urnes pour se prononcer sur un sujet constitutionnel interne, et non sur l’appartenance de longue date de l’Italie à l’UE”, a poursuivi François Villeroy de Galhau.

Période d’incertitudes

Les Italiens ont massivement rejeté dimanche la réforme constitutionnelle qui prévoyait essentiellement de réduire les pouvoirs du Sénat, doté actuellement des mêmes pouvoirs que la Chambre des députés, ainsi que de limiter les attributions des régions et de supprimer les 110 provinces.
Matteo Renzi, 41 ans, arrivé au pouvoir en février 2014 sur un programme de réformes, a aussitôt pris la parole et annoncé sa démission, tirant les conséquences d’un référendum sur lequel il s’est totalement engagé . Le mouvement Cinq Etoiles (M5S), populiste et anti-système, ambitionne désormais ouvertement de prendre le pouvoir .

Cette décision ouvre une période d’incertitudes pour l’économie italienne qui reste à la traîne en Europe, avec un secteur bancaire éreinté par la crise financière et criblé de créances douteuses. Des craintes de faillite ressurgissent régulièrement.

Source AFP et Reuters
lesechos

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