dimanche 24 janvier 2021
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L’Europe rouvre ses frontières pour sauver la saison touristique

L’Europe rouvre ses frontières pour sauver la saison touristique

Ce lundi 15 juin, en Europe a un parfum de liberté et de vacances. Avec le retour à la libre circulation dans l’espace Schengen décidée par une quinzaine de ses États membres. Une réouverture des frontières cruciale pour le secteur du tourisme.

La grande transhumance des vacances d’été, c’est un rituel sacré pour les Européens, et c’est un moment béni pour l’industrie du tourisme qu’il ne faut absolument pas rater puisque c’est LE moment du pic de fréquentation, avec environ 100 millions de visiteurs en juillet et en août. Quelque 85% d’entre eux sont des Européens, c’est pourquoi le retour à la libre circulation au sein de l’espace Schengen est impératif pour sauver la saison. Pour mémoire, l’espace Schengen que l’on peut traverser sans contrôle aux frontières internes est composé de 22 pays membres de l’Union Européenne plus la Suisse, la Norvège, le Liechtenstein et l’Islande ; 27 millions de salariés travaillent dans le tourisme en Europe, et aujourd’hui un emploi sur 2 est menacé de disparition à cause de cette pandémie et du confinement imposé dans toute l’Europe, à l’exception de la Suède. Le tourisme génère en moyenne 10% du PIB européen.

Le retour à la libre circulation suffira à ressusciter cette industrie sinistrée ?

C’est effectivement une étape incontournable. Aussi bien pour un pays comme la France, première destination touristique au monde, que pour la Grèce qui fait partie des économies européennes les plus touristico dépendantes puisque cette activité génère 20% de son PIB. Mais pour que cette réouverture soit un succès il faut aussi que les pays d’accueil prennent toutes les mesures de précaution possibles pour rassurer leur population et leur visiteurs. Pour le moment ces derniers sont encore très prudents, timorés dans leur envie de vacances. Le taux d’occupation des hôtels est inférieur à 20% en Europe, alors qu’en Chine il tourne autour de 45% et aux États-Unis autour de 35%. Les villes sont les plus affectées par cette désaffection. À Paris où d’ordinaire tous les hôtels affichent complets pour l’été à cette période de l’année, le taux d’occupation n’est que de 25% pour le moment. En partie parce que la propagation du coronavirus paraît plus probable en milieu urbain, Paris a d’ailleurs longtemps été classée zone rouge. En partie parce que la clientèle fortunée, essentiellement américaine, chinoise ou russe, celle qui est la plus profitable, est pour le moment persona non grata. Ce sera seulement à partir du premier juillet que l’espace Schengen envisagera la levée des interdictions d’entrée frappant les pays tiers. La Grèce, soucieuse d’accélérer le mouvement, ouvre dès maintenant ses frontières aux Australiens, Néo-Zélandais, Chinois, Japonais, et Israéliens, et à ses voisins des Balkans.

L’ouverture des frontières se généralise à partir de ce lundi en Europe mais elle reste à géométrie variable

La Grèce par exemple qui vit beaucoup du tourisme britannique et allemand n’accepte pas encore les sujets de sa majesté, car le Royaume-Uni est l’un des pays européens les plus affectés par le Covid-19. Elle pourrait changer d’avis d’ici la fin du mois. La Hongrie n’accepte pour le moment que les visites des voisins. Idem pour la Norvège et le Danemark. L’Espagne prend son temps, elle acceptera les visiteurs de l’espace Schengen à partir de dimanche prochain, sauf les voisins portugais. Mais Madrid consent une exception à ce calendrier à titre de test en grandeur réelle : 10 000 Allemands sont attendus à partir de ce lundi aux Baléares. En revanche, Malte, la petite île qui vit beaucoup du tourisme, gardera ses portes closes jusqu’au premier juillet.

rfi

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