dimanche 23 février 2020
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L’impressionnante croissance de l’Afrique

L’impressionnante croissance de l’Afrique

Les start-ups du continent ont notamment le vent en poupe, mais des risques demeurent.

L’année dernière, plusieurs pays d’Afrique figuraient en haut de la liste des plus fortes croissances dans le monde. Aucune raison que cela change en 2020 selon le FMI, la Banque mondiale et d’autres institutions.

Le Soudan du Sud (8,2%) sera le pays le plus performant pour l’année en cours, suivie de près par le Rwanda (8,1%), la Côte d’Ivoire (7,3%), et par l’Éthiopie (7,2%). Non loin derrière, le Sénégal (6,8%), le Bénin (6,7%) et l’Ouganda (6,2%) auront eux aussi une croissance supérieure à 6 % en 2020.

Ces pays contribuent à faire passer le taux de croissance économique moyen global de l’Afrique à 3,8%, et tirent vers le haut des économies qui ralentissent telles que celles du Nigeria (2,5%) et de l’Afrique du Sud (1,1%).

Bien que les perspectives du Nigeria se soient améliorées avec une fin de l’année 2019 encourageante, la plupart des observateurs économiques restent pessimistes quant à la capacité du pays à sortir ses 200 millions d’habitant·es de la pauvreté. Même constat pour l’Afrique du Sud, dont la croissance est freinée par une grave crise d’éléctricité.

À court terme les prochaines années s’annoncent belles pour certains pays du continent. Le rapport annuel de la Brookes Institution a examiné les prévisions de croissance économique moyenne pour les cinq prochaines années jusqu’en 2024, et le Sénégal (8,3%), le Rwanda (7,9%), le Niger (7,3%), L’Ouganda (7,2%) et le Mozambique (6,9%) connaîtront la croissance la plus rapide.

Des start-ups au top

L’année passée a été celle de tous les records pour l’écosystème technologique africain. Les start-ups opérant sur le continent ont reçu un total de 1,3 milliard de dollars en financement de démarrage, selon le rapport de financement annuel de Weetracker’s.

Un record: c’est en effet la première fois que le financement annuel de start-ups en Afrique franchit la barre symbolique du milliard de dollars. En 2015, seuls 200 millions de dollars avaient été investis.

Le Nigeria et le Kenya, représentent à eux deux 81,5% des investissements reçus en 2019, principalement dans le secteur des fintech. Visa par exemple a investi 200 millions de dollars pour une participation de 20% dans le processeur de paiement nigérian Interswitch.

Les investisseurs chinois ne sont pas restés les bras croisés, et ont financé à hauteur de 210 millions de dollars OPays et PalmPays, deux nouvelles sociétés de paiement au Nigeria.

Une dette trop importante

Bien que toutes ces prévisions soient prometteuses, deux données peuvent refroidir les optimismes. D’un côté, la dette en euro-obligation de l’Afrique a explosé ces dernières années. En 2018 et en 2019, les pays du continent ont émis quelque 26 milliards de dollars en euro-obligations, soit autant qu’entre 2003 et 2016.

De l’autre, nombre d’analystes pointent les dangers économiques du changement climatique. Selon Brookings, une hausse des températures mondiales de 3°C d’ici 2100 ferait chuter le PIB du continent de 8,6%, plombé par une baisse des rendements des cultures et de la productivité.

korii.slate

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