lundi 22 juillet 2019
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L’industrie automobile à un carrefour de son histoire

L’industrie automobile à un carrefour de son histoire

Que ferions-nous sans voitures ? Ces machines sont devenues les accessoires incontournables d’une liberté fondamentale, celle d’aller et venir. Qu’on cherche à nous en priver et c’est le soulèvement, le mouvement des «gilets jaunes» français de ces derniers mois en témoigne, par exemple. Mais, si l’automobiliste est devenu accro à sa bagnole, le système économique aussi. Nos économies modernes se sont construites autour des usines automobiles. Elles fournissent des emplois par millions. Qu’une usine menace de fermer, et le gouvernement où qu’il se trouve se mobilise.

Exemple en France avec le ministre, Bruno Le Maire, au mois d’octobre 2019 alors que plane la menace de fermeture de l’usine Ford de Blanquefort, dans la région de Bordeaux « Le président de Ford, déclare le ministre, qu’entre une reprise du site de Blanquefort par Punch et la fermeture de l’usine, l’option privilégiée par Ford était la fermeture de l’usine… Le repreneur est solide. Je suis convaincu que d’ici quelques années, nous pouvons avoir retrouvé à Blanquefort un beau site industriel moderne, compétitif avec les emplois qui vont avec ».

Au-delà de la fermeture de cette usine, le secteur automobile est à un carrefour de son histoire. Il est pris dans le conflit commercial  entre les États-Unis et la Chine. L’Allemagne pourrait bientôt être touchée. Cela, au moment où l’industrie automobile se révolutionne : ne plus polluer et donc passer à la voiture électrique ; être autonome, c’est-à-dire pouvoir se diriger sans intervention humaine. Des bouleversements techniques qui imposent d’énormes investissements.

Les industriels de la voiture ont-ils les reins assez solides pour les mener à bien ? D’autres acteurs vont-ils s’imposer ?  Voici la question centrale évoquée lors de cette émission.

– Sarah Guillou est économiste à l’Ofce où elle est la directrice adjointe du département Innovation et Concurrence. Elle est également co-responsable du pôle «Politique publique et compétitivité des entreprises».

– Meissa Tall est analyste indépendant, spécialiste du secteur automobile.

– Maxime Lemerle est économiste chez Euler-Hermes où il est responsable de la recherche sectorielle.

Jean-Pierre Boris

rfi

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