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L’IPBES prévient sur les risques liés à la disparition des pollinisateurs

L’IPBES prévient sur les risques liés à la disparition des pollinisateurs

Selon la Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), la chute de la population des pollinisateurs est l’une des grandes menaces qui planent sur l’agriculture mondiale.

En effet, dans un rapport récemment rédigé par 80 scientifiques, l’organisation a souligné qu’ «un nombre croissant de pollinisateurs sont menacés d’extinction, au niveau mondial, par plusieurs facteurs dont nombre sont dus à l’homme, ce qui met en danger les moyens d’existence de millions de personnes et des centaines de milliards de dollars de production agricole».

D’après le rapport, 16% des pollinisateurs vertébrés (oiseaux, chauve-souris) et jusqu’à 40% des pollinisateurs invertébrés (papillons, abeilles) sont menacés d’extinction. Rappelant l’importance de ces animaux dans la production agricole, le rapport a indiqué que 75% des cultures alimentaires de la planète dépendaient de la pollinisation et que l’agriculture a enregistré une progression en volume de 300% sur les cinquante dernières années grâce à ces animaux.

Chaque année, ils permettent la production d’une quantité de nourriture dont la valeur se situe entre 235 et 577 milliards de $. «Sans les pollinisateurs, beaucoup d’entre nous ne seraient plus en mesure de consommer du café, du chocolat ou des pommes, parmi bien d’autres aliments de notre quotidien.», insiste Simon Potts, l’un des vice-présidents de l’IPBES. Robert Watson, un autre vice-président de l’institution préfère, lui, pointer du doigt les causes. «Le déclin des pollinisateurs sauvages est principalement dû à des changements dans l’utilisation des terres, aux pratiques de l’agriculture intensive et à l’utilisation de pesticides, aux espèces invasives, à des agents pathogènes et au changement climatique.», dit-il.

Pour solutionner le problème, l’IPBES conseille d’amplifier ce qui se fait déjà à savoir la réduction de l’usage des pesticides, un meilleur contrôle des parasites et la présence d’une faune sauvage à proximité des zones cultivées.

Aaron Akinocho
agenceecofin.com

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