dimanche 09 août 2020
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L’OPEP+ desserre les vannes devant les signes de reprise de la demande

L’OPEP+ desserre les vannes devant les signes de reprise de la demande

Les 13 pays de l’OPEP et leurs 10 alliés, dont la Russie, se sont mis d’accord pour produire un peu plus de pétrole à partir du mois d’août, après trois mois d’une réduction historique de l’offre du cartel élargi, pour soutenir les cours face au Covid.

« Le Covid-19 a eu un impact sans précédent sur l’économie et le marché mondial de l’énergie… Nous lui avons donné une réponse sans précédent », a souligné le ministre saoudien du Pétrole, rappelant l’effort de l’OPEP+ : « l’engagement de la plus forte réduction de production de l’histoire ». « La demande de pétrole donne des signes indubitables de reprise », a-t-il poursuivi.

« Signes indubitables de reprise »

Les 13 membres de l’OPEP et les 10 hors OPEP, dont la Russie, desserrent donc un peu les vannes : ils retireront collectivement non plus 9 millions 600 000 barils par jour, mais 7 millions 700 000 barils à partir du mois d’août. « Nous avons passé le pire », a renchéri le ministre russe l’énergie. « Cet assouplissement est justifié », a-t-il estimé, même si « une évaluation mensuelle doit se poursuivre ». Les cours du Brent ont effectivement plus que doublé depuis le mois d’avril pour rejoindre les 43 dollars le baril.

« Assouplissement » qui sera absorbé par les pays producteurs eux-mêmes ?

Deux millions de barils supplémentaires le mois prochain, n’est-ce pas risqué pour les marchés pétroliers ? Cette augmentation de la production sera, estime l’OPEP+, absorbée par la consommation des pays producteurs eux-mêmes. L’Arabie saoudite consommera 500 000 barils par jour supplémentaires en août pour son électricité et son carburant, il n’y aura donc pas, selon son ministre de l’Energie, de changement dans les exportations saoudiennes.

Quelles compensations des pays en retard comme l’Irak ?

La principale inconnue reste la répartition de l’effort à venir, même réduit. L’Arabie saoudite, le Koweit et les Emirats arabes unis sont jusqu’à présent allés au-delà de leur engagement pendant que d’autres pays promettaient des compensations ultérieures. « Le Kazakhstan, le Mexique et surtout l’Irak n’ont pas respecté leur quota, rappelle Philippe Sébille-Lopez, du cabinet Géopolia. Ils se sont engagés à rattraper leur retard en juillet, en août, voire en septembre ». Mais rien n’est moins sûr, ce qui pourrait faire varier de près d’un million de barils la diminution globale de l’offre.

rfi

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