samedi 19 octobre 2019
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L’Ouganda développera l’énergie nucléaire avec l’aide de la Russie

L’Ouganda développera l’énergie nucléaire avec l’aide de la Russie

La Russie continue de renforcer sa coopération avec le continent africain : ce 18 septembre, l’agence russe Rosatom a annoncé la signature d’un accord entre Moscou et Kampala visant à développer le secteur du nucléaire civil en Ouganda.

La Russie et l’Ouganda insufflent un nouvel élan à leur partenariat. Après la signature d’un protocole d’entente en 2017, Moscou et Kampala ont scellé un accord de coopération portant sur le développement de l’énergie nucléaire à des fins civiles. Officialisé ce 18 septembre par l’agence nucléaire russe Rosatom, cet accord avait été signé la veille par un représentant de celle-ci et la ministre ougandaise de l’Energie, Irene Muloni, en marge de la conférence générale annuelle de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), qui se tient à Vienne.

Selon Rosatom, cet accord «jette les bases d’une coopération concrète entre la Russie et l’Ouganda» dans le domaine du nucléaire civil. Il prévoit entre autres la construction «d’infrastructures pour l’énergie nucléaire, la production de radio-isotopes destinés à l’industrie, la médecine, l’agriculture, ainsi que la formation du personnel».

Un accord en droite ligne du renforcement du partenariat entre Afrique et Russie

Moscou est engagé, depuis plus d’une décennie, dans un renforcement de ses relations avec le continent africain. L’explosion des échanges commerciaux entre l’Afrique et la Russie en est un bel exemple.

Selon le Centre de recherches sur les relations russo-africaines de Moscou, ils étaient évalués à 17 milliards de dollars en 2017. Un montant 15 fois supérieur à celui enregistré en 2000.

Une dynamique rendue possible grâce aux multiples accords de partenariats scellés dans de nombreux domaines. Au-delà de l’armement, secteur dans lequel elle est un important fournisseur de ses alliés historiques, comme l’Algérie, la Russie est notamment présente dans le secteur de l’énergie et des mines.

Les entreprises russes Alrosa (mines), Rosatom (nucléaire) ou encore Gazprom sont désormais actives dans une dizaine de pays africains comme l’Angola, le Ghana, l’Egypte, le Nigéria ou encore le Soudan.

Dans ce sillage, la station balnéaire russe de Sotchi accueillera du 22 au 24 octobre prochain le tout premier sommet Russie-Afrique. Un forum économique entre responsables russes et africains et des représentants de grandes entreprises sera également organisé en marge de cet événement.

francais.rt

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