dimanche 24 janvier 2021
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Malgré la baisse de la demande de GNL, la plupart des producteurs africains exporte toujours autant que d’habitude

Malgré la baisse de la demande de GNL, la plupart des producteurs africains exporte toujours autant que d’habitude

Avec une demande de GNL à l’échelle mondiale faible et des prix trop bas, certains producteurs africains produisent toujours autant si non même plus de combustible pour l’export. Une approche paradoxale lorsqu’on sait que l’Egypte à contrario a choisi de stopper ses envois, car pas rentables.

Selon des données compilées par Global Platts, les exportations totales de GNL du Nigeria, de l’Angola, de la Guinée équatoriale et du Cameroun sont globalement conformes aux volumes fournis durant la même période l’année dernière, malgré la chute de la demande mondiale.

Au même moment, un gros exportateur comme l’Egypte a cessé ses envois sur le marché international, découragé par les prix trop bas du combustible. Ceux-ci sont passés à 1,825 $/MMBtu sur le marché asiatique alors que le seuil de rentabilité du GNL en Egypte est de 4,70 $/MMBtu.

Pendant ce temps, les exportations de GNL du Nigeria en 2020 sont restées fortes avec quelque 11 milliards de mètres cubes exportés au cours des cinq premiers mois de l’année. Cela représente une baisse de seulement 4 % par rapport à la même période l’année dernière. Un volume record de GNL avait même été signalé en mer le mois dernier et traduit les difficultés pour trouver preneur à ces cargaisons. La production locale arrive à saturation en termes de capacités de stockage et le gouvernement envisage de commercialiser le combustible à l’interne.

L’Angola a vu ses envois augmenter jusqu’à présent avec un total de 2,7 milliards de m3 d’équivalents gaz, exporté au cours des cinq premiers mois de l’année. Cela représente une augmentation de près de 4 % par rapport à l’année précédente.

En Guinée équatoriale, l’installation de production EG LNG exporte aussi presqu’autant de GNL que l’année dernière. Celle-ci dépend du champ Alba de Marathon Oil, qui a cependant une production en déclin. Mais les autorités comptent sur l’exploitation avant fin 2020 du champ Alen pour soutenir la production et l’exportation du GNL.

Le Cameroun a exporté plus de GNL qu’à la même période l’année dernière.

Avec la réduction des prix du pétrole, tous les moyens sont bons pour renflouer plus ou moins les caisses publiques. Les exportations dans ces conditions ne rapportent que peu d’argent, mais ces pays en ont cruellement besoin et doivent s’en contenter à cause du contexte. Par ailleurs, il pourrait aussi s’agir d’une façon d’aller à la conquête de nouvelles parts de marché.

agenceecofin

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