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Manuel Valls ouvert à une entrée au capital d’Areva de Mitsubishi

Manuel Valls ouvert à une entrée au capital d’Areva de Mitsubishi

Le Premier ministre n’est pas hostile à une entrée au capital d’Areva du japonais Mitsubishi Heavy Industries.

En visite au Japon, le Premier ministre Manuel Valls a estimé samedi possible de voir le conglomérat industriel japonais (MHI) entrer au capital de la branche réacteurs nucléaires d’Areva, en cours d’acquisition par EDF. “Les industries mèneront ces discussions. Tout est envisageable, dès lors que ces alliances entre industriels nous renforcent mutuellement”, a déclaré le Premier ministre dans une interview au quotidien japonais “Asahi”, en réponse à une question sur les discussions entre MHI et Areva.

MHI, déjà partenaire d’Areva

MHI, partenaire du groupe nucléaire français pour le réacteur Atmea, a confirmé la semaine dernière être “en discussions” avec les groupes Areva et EDF en vue d’un investissement dans l’activité de réacteurs nucléaires Areva NP. D’après une source gouvernementale française, il s’agirait d’une prise de participation minoritaire. “La coopération (nucléaire) franco-japonaise a vocation à s’approfondir, pourquoi pas en lien avec d’autres partenaires, si cela se justifie sur le plan industriel”, a soulignée Manuel Valls dans une autre interview publiée samedi par le quotidien économique “Nikkei”.

Selon une source au sein de la délégation, une prise de participation de MHI dans l’activité restante d’Areva (mines d’uranium, production et traitement du combustible…) est également envisagée.

Des partenaires chinois?

Areva cherche aussi à attirer des investisseurs chinois au capital de la division réacteurs, alors que le groupe nucléaire est en difficulté et a besoin d’une augmentation de capital “significative”. Est-il vraiment possible d’avoir des prises de participation à la fois chinoises et japonaises dans le nucléaire français? “Ce ne sont pas les mêmes produits ni les mêmes marchés”, juge une source française.

L’entrée d’entreprises étrangères au capital permettrait notamment de limiter la contribution de l’Etat français.

latribune.fr

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