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MAROC : FONDS D’INVESTISSEMENTS – LA SNI, UN GÉANT AFRICAIN EN DEVENIR

MAROC : FONDS D’INVESTISSEMENTS – LA SNI, UN GÉANT AFRICAIN EN DEVENIR

Présente dans une vingtaine de pays du continent, la Société nationale d’investissements (SNI) entend s’étendre sur toute l’Afrique. Pour réaliser cet objectif, le fonds d’investissements panafricain s’appuie sur ses filiales actuelles, tout en se lançant dans de nouveaux secteurs : l’énergie et l’hôtellerie.

«Transformer la SNI en un fonds d’investissements panafricain de référence à long terme, pour des projets de grande taille». Cette déclaration de Hassan Ouriagli, président directeur général de la SNI, relayée il y a quelques jours par les médias nationaux, est suffisamment éloquente pour illustrer les ambitions africaines du géant marocain. Depuis sa transformation en 2014 en fonds d’investissement panafricain, la SNI essaie de capitaliser sur les activités continentales de certains de ses fleurons, comme Attijariwafa bank, tout en ouvrant de nouveaux fronts. Après la banque, les assurances (Wafa Assurances), les mines (Managem), les ciments (LafargeHolcim Maroc Afrique) et la distribution spécialisée, cet acteur phare de l’économie du royaume vise désormais l’hôtellerie et l’énergie en Afrique.

Domaines prometteurs

«La stratégie de développement de la SNI consiste, d’une part, à renforcer et à développer les cinq participations de la SNI opérant actuellement en Afrique pour en faire des leaders africains et, d’autre part, d’y investir dans de nouveaux domaines professionnels que nous jugeons prometteurs, notamment l’énergie et l’hôtellerie», étaye le patron du fonds d’investissement. Dans le secteur énergétique, la manœuvre sera assurée par la filiale Nareva, qui a déjà conclu «un partenariat ambitieux» avec le groupe français Engie. Les investissements porteront sur les énergies renouvelables, aussi bien en Afrique du Nord qu’au Sud du Sahara. Pour l’heure, les deux partenaires prévoient de développer 5 à 6 gigawatts entre 2017 et 2025. Et dans ce sens, «un certain nombre de projets communs [est] en cours d’évaluation», fait savoir Hassan Ouriagli. Dans l’hôtellerie également, le patron de la SNI laisse entrevoir la possibilité de «concrétiser des implantations à l’étranger très prochainement».

Financements

Cependant, il faudra, pour cet acteur majeur de l’économie marocaine, trouver les fonds nécessaires pour concrétiser ses nouvelles ambitions. Sans ambages, son PDG reconnaît que cette orientation génère beaucoup de «besoins en capitaux». La SNI pourra probablement compter, en partie, sur les apports de ses filiales actuelles, à l’instar d’Attijariwafa bank, dont l’expérience africaine «s’impose comme un modèle» pour les autres segments du fonds d’investissements marocains. Dans la même logique, des accords -pas forcément financiers- avec des acteurs africains de référence ne sont pas exclus.

Selon Hassan Ouriagli, son «groupe peut tout à fait envisager des partenariats avec des institutions panafricaines dès lors que ceux-ci sont jugés créateurs de valeur pour l’ensemble des parties prenantes». Grâce à l’élargissement de son portefeuille d’activité, la SNI espère s’affirmer davantage sur le continent, après avoir réussi à élargir son périmètre d’intervention à une vingtaine d’économies africaines. «Notre stratégie est aujourd’hui d’étendre les opérations des participations du groupe à l’ensemble des pays africains à fort potentiel, y compris dans les pays anglophones», conclut Hassan Ouriagli.

Oumar Baldé
leseco

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