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Maroc : l’Afrique subsaharienne n’est pas encore un Eldorado pour le groupe Addoha…

Maroc : l’Afrique subsaharienne n’est pas encore un Eldorado pour le groupe Addoha…

Les filiales en Afrique subsaharienne du groupe immobilier marocain Douja Prom Addoha, tardent encore à tenir les promesses des investissements qui y sont effectués.

Leur contribution collective au résultat net part du groupe a été marquée par une perte de 9,5 millions $. Seule la filiale camerounaise a dégagé un bénéfice de 141 000 dirhams marocains.

En Guinée Conakry, la perte de 2,7 millions de dirhams s’est substituée à un bénéfice net de 704 000 dirhams en 2014. Même si le résultat net est ressorti négatif à -4,3 millions de dirhams, la performance se positionne comme une amélioration, comparé à la perte de 7 millions de dirhams concédée en 2014. En république du Congo, la perte a aussi reculé, passant de 179 000 dirhams à 87 000 dirhams. Le Sénégal a connu une agravation de la perte (-2,46 millions de dirhams) contre seulement – 1,2 millions de dirhams l’année d’avant.

Cette situation pourrait s’expliquer par le fait que le groupe soit en phase d’investissement dans la plupart de ces pays. Ainsi, l’encours global de la dette due aux fournisseurs au 31 décembre 2015 y a été de 35,42 millions de dirhams, les achats des consommées et revendus y ont atteint 37,15 millions de dirhams. Enfin, les dettes à long terme de ces filiales ont atteint 151,7 millions de dirhams sur la période, principalement du fait des filiales ivoiriennes et sénégalaises.

Mais ces différentes charges retrouvent une compensation au niveau des stocks, ce qui peut laisser espérer une amélioration des choses par la suite. L’encours global des stocks (généralement constitués de réserves foncières, constructions en cours et programmes achevés) de ces filiales, était de 248 millions de dirhams au 31 décembre 2015.

Plus globalement, le chiffre d’affaire du groupe a très légèrement progressé à 7,1 milliards de dirhams, contre 7 milliards de dirhams en 2014. Le produit des activités ordinaires a toutefois reculé à 5,6 milliards de dirhams (8,2 milliards de dirhams en 2014). Malgré une réduction de près de la moitié de ses achat consommés à 3,8 milliards de dirhams (6,26 milliards de dirhams en 2014), son résultat net finira pour la première fois depuis 6 ans, en dessous de la barre du milliard de dirhams (852,6 millions de dirhams).

Le groupe est cependant parvenu à réduire son endettement, tant sur le moyen terme (12 mois) que sur le long terme (plus de 12 mois). Il est aussi parvenu à ramener son déficit de trésorerie de 3,2 milliards de dirhams à seulement 2,6 milliards de dirhams. Dans un communiqué publié ce 5 mars 2016, il a d’ailleurs donné des indications sur l’avancement du Plan Génération Cash : « La mise en œuvre opérationnelle du Plan Génération Cash a permis de dégager au 31 mars 2016 un désendettement global du Groupe qui s’établit à 2,28 milliards de dirhams. Cette réalisation porte le niveau de la dette nette du groupe à 7,04 milliards de dirhams contre 9,3 milliards de dirhams à fin 2014, soit une réduction de 24%, même si la proportion de la dette sur les capitaux propres reste estimée à 58% », a-t-il fait savoir

Cette dernière nouvelle semble avoir eu un impact positif sur les investisseurs de la Bourse de Casablanca où le groupe est coté. Son action y a terminé la journée du 5 mars 2016 sur une hausse de 2,4%. Cette dernière a d’ailleurs progressé de 55,83% depuis début janvier, un signe plutôt positif dans un contexte de défis pour le secteur immobilier au Maroc

Idriss Linge
agenceecofin.com

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