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Matières premières : chute du nickel

Matières premières : chute du nickel

Le cours du nickel a flambé ces derniers mois, avant de subitement plonger courant novembre. Des mouvements liés aux perspectives de développement des voitures électriques, et à la réalité sur le marché chinois.

Hausse puis chute du cours du nickel

Après une flambée de près de 50 % en quatre mois, le cours du nickel a brutalement plongé après le 6 novembre, perdant plus de 10 % en trois semaines. De plus de 13 000 dollars la tonne au 1er novembre, un niveau record depuis la mi-2015, le métal est passé à 11 400 dollars la tonne à la fin du mois. Ces fluctuations sont directement liées aux perspectives de développement du marché des voitures électriques, dont les batteries sont fabriquées à partir de nickel, et à la baisse des achats de nickel par la Chine.

L’influence de la production d’inox en Chine

L’euphorie des investisseurs face à la montée en puissance des voitures électriques, annoncée pour la décennie à venir, a eu pour effet une hausse continue du cours du nickel. L’enthousiasme des investisseurs est ensuite brutalement retombé en raison de l’évolution des besoins du secteur sidérurgique chinois, premier utilisateur mondial de cette matière première. La Chine, où le nickel entre dans la fabrication d’acier inoxydable, se montre ainsi moins demandeuse, ses stocks étant suffisamment fournis.

Une matière première prisée à long terme

Actuellement, quelque 70 % des achats mondiaux de nickel servent à la production d’inox, et 4 % seulement sont utilisés dans la fabrication de batteries rechargeables. Alors que le marché des voitures électriques devrait bel et bien décoller, cet envol ne se produira vraisemblablement pas avant 10 à 20 ans. Il apparaît donc prématuré pour les investisseurs de se précipiter sur ce métal.

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