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Matières premières : la fin du règne de Goldman Sachs

Matières premières : la fin du règne de Goldman Sachs

Le groupe australien Macquarie est en passe de devenir la banque leader dans le secteur.

Pendant près de trente ans, Goldman Sachs a dominé les matières premières. Mais 2017 devrait marquer la fin du règne de la banque américaine sur ces activités longtemps, pour elle, très lucratives. Celle qui fût surnommée un temps avec JPMorgan les « raffineurs de Wall Street » s’apprête fort probablement à céder sa place de leader à la banque australienne Macquarie, selon Bloomberg.

Au deuxième trimestre, Goldman Sachs n’avait jamais aussi peu gagné dans les ressources naturelles : le pire trimestre depuis son introduction en Bourse en 1999, a reconnu le directeur financier du groupe en juillet.

Une régulation plus contraignante

La chute de la volatilité, et surtout une régulation plus contraignante après la crise financière ont rogné les profits. Depuis 2013, de nombreuses banques européennes ont délaissé tout ou partie du trading de l’énergie, des produits agricoles ou des métaux, à l’instar de Barclays ou Deutsche Bank .

Retrait des banques occidentales

Pour la première fois, le « business » des matières premières ne sera donc plus mené par une institution financière occidentale. C’est une petite révolution.

A l’inverse de ses consoeurs, la présence de Macquarie dans le « business » n’a cessé de grandir ces dernières années, notamment dans le négoce physique. On le trouve dans l’énergie (gaz naturel, GNL, pétrole, charbon), les métaux industriels, le fer, le sucre ou le fret, indique le groupe dans une présentation. Et la société australienne, dont les activités dans le secteur sont moins régulées, veut continuer à grossir.

Le trading de matières premières lui a rapporté 1,2 milliard de dollars australiens (921 millions de dollars américains) sur son exercice fiscal achevé en mars. C’est quatre fois plus qu’il y a dix ans. En comparaison, Goldman n’aurait engrangé, selon Reuters, que 150 millions au cours des six premiers mois de 2017.

MURYEL JACQUE
lesechos

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