jeudi 01 octobre 2020
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Matières premières: les gagnants et les perdants de 2019

Matières premières: les gagnants et les perdants de 2019

La guerre commerciale entre la Chine et les États-Unis a largement nui à l’essor des marchés de matières premières en 2019. Mais le secteur a tout de même connu de fortes envolées.

Champion toutes catégories, le palladium a grimpé de 50 % en 2019. Le métal précieux, qui recouvre les pots catalytiques des voitures à essence a continué de bénéficier du déclin de la motorisation concurrente au diesel. Les délestages dans les mines sud-africaines ont aggravé le déficit chronique de palladium, devenu plus cher que l’or.

Numéro deux sur le podium : le nickel. Les promesses d’un débouché croissant dans les batteries électriques se sont heurtées à l’embargo indonésien, avancé de deux ans. Les prix du métal ont bondi de 34 % en moyenne sur l’année.

Réveil du café

Troisième plus forte hausse, le café (+25 %). Le marché s’est enfin réveillé face à la baisse de récolte attendue au Brésil, frappé par la sécheresse, et au découragement des producteurs d’arabica d’Amérique centrale. 25 % de hausse également pour le minerai de fer à cause des fermetures de barrages miniers au Brésil, après la catastrophe de Brumadinho, et des sécheresses en Australie.

Les prix du pétrole ont également progressé en 2019. Contrairement au charbon et au gaz naturel dont les prix se sont effondrés sous le poids de la surproduction, les cours du baril ont grimpé de 25 % pour le Brent, et de 34 % pour le brut américain. Les efforts de réduction de la production de l’OPEP, élargi à la Russie, ont payé. L’attentat contre les installations pétrolières saoudiennes mi-septembre fut également un électrochoc.

La guerre commerciale a plafonné les cours

Mais le niveau moyen des cours du pétrole est cependant resté inférieur, sur l’année, à celui de 2018 (57 dollars contre 65). La guerre commerciale entre Washington et Pékin a globalement plafonné les cours des matières premières, revenus à leur niveau du début 2016. Les prix des céréales comme le blé et le maïs, des métaux de base comme le cuivre, ont stagné en 2019. Ils se réveillent à peine, depuis que la Chine et les États-Unis ont signé une trêve, à la mi-décembre. Ce qui n’empêche pas l’or, qui a gagné 17 % en 2019, sa plus forte hausse en 9 ans, de continuer à grimper. L’once a dépassé les 1 500 dollars jeudi dernier, signe que les craintes sur l’ordre économique mondial sont toujours là.

rfi

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