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Mines : la RDC a produit moins d’or en 2016

Mines : la RDC a produit moins d’or en 2016

Le volume de la production aurifère est passé à 780 000 onces au cours de cette période, marquant ainsi une baisse de 12 % par rapport à l’exercice passé.

Plusieurs études internationales attestent d’une situation difficile pour les matières premières suite au fléchissement des cours mondiaux. Cela se vérifie en RDC. En effet, selon les statistiques financières de la Banque mondiale pour la RDC en 2016, le secteur minier a enregistré la cinquième plus forte croissance sectorielle (à peine 4,8 %), loin derrière les industries manufacturières (13,7 %), le commerce de gros et détail (10,8 %), les transports et communication (9,7 %) et les services marchands (7,7 %). Une page est bien en train de se tourner dans un pays dont les mines ont constitué le principal moteur de croissance depuis son indépendance. par ailleurs, la contribution du secteur minier à la croissance économique nationale n’a atteint que les 18,3 %, contre 22 % pour le commerce de gros et 21 % pour les industries manufacturières.

Cependant, au-delà du marasme économique international, la baisse de la production d’or dans le pays trouve également son explication dans la contreperformance enregistrée dans la mine de Kibali. Les difficultés opérationnelles ont fait perdre à cette grande mine près de 9 % de sa performance. Au moins 2 opérateurs, en l’occurrence Randgold Resources et Ashanti Gold travaillent dans ce site aurifère. D’autres producteurs d’or, dont Amadale et Kisenge mining travaillent dans le projet Mpokolo. Il y a enfin ASA Resources qui évolue dans le projet Zani-Kodo.

Avenir incertain

Quant aux perspectives d’avenir, BMI Research dévoile des projections plutôt alarmistes, avec une baisse de la production aurifère au cours des prochaines années. Il est loin, le temps où le pays pouvait encore espérer atteindre 1,9 million d’onces d’or d’ici à 2021. Cette firme spécialisée dans l’analyse du secteur aurifère limite la production à 1,25 million d’onces au cours de cette période. Toutefois, comme le confirment d’ailleurs plusieurs analyses antérieures, le secteur aurifère a affiché plus de résistance que le cuivre, le principal minerai exporté par la RDC. À présent, la nouvelle étude de BMI Research apporte une précieuse information. Selon la firme, le pays va enregistrer tout de même la plus rapide croissance de la production aurifère en Afrique subsaharienne au cours des 6 prochaines années, plus précisément entre 2017 et 2021. La bonne nouvelle est la possibilité d’une reprise des prix de l’or grâce à un environnement d’investissement meilleur et des plans d’expansions de certains projets en cours d’exécution.

Laurent Essolomwa
adiac-congo.com

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