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Montée de l’État au capital de Renault : Nissan prêt à riposter

Montée de l’État au capital de Renault : Nissan prêt à riposter

Après la montée de l’État français au capital du constructeur français, Nissan a décidé d’examiner les contre-attaques possibles. Il pourrait réactiver ses droits de vote afin d’empêcher la mise en place des droits de vote doubles, prévue par la “loi Florange”.

Le conseil d’administration du constructeur automobile japonais Nissan va examiner “cette semaine” la question de la montée de l’État français dans le capital de son partenaire français Renault, a annoncé lundi 20 avril le PDG des deux entreprises, Carlos Ghosn, lors d’une conférence de presse au salon de l’automobile de Shanghai (Chine).

Opposition de Renault aux droits de vote doubles

Jeudi 16 avril au soir, le conseil d’administration de Renault a répété son opposition à l’application au sein de l’entreprise de la “loi Florange”, un dispositif visant les spéculateurs et qui garantit des droits de vote doubles aux détenteurs d’actions depuis plus de deux ans. Une résolution rejetant l’application de cette loi a été inscrite à l’ordre du jour de l’assemblée générale des actionnaires de Renault, qui se tiendra le 30 avril, et devra recueillir plus de deux tiers des votes pour être approuvée.

Pour mémoire, le gouvernement français, décidé à défendre la loi et ses droits, a acquis 4,73% supplémentaires du capital du groupe au Losange, portant sa part à 19,7% et donc ses droits de vote à 23,2%, de manière à lui apporter une minorité de blocage étant donné le taux de participation habituel aux votes des assemblées générales de Renault.

Nissan pourrait réactiver ses droits de vote

Nissan détient 15% de Renault et l’entreprise française contrôle 44% du capital du constructeur japonais. Mais Nissan ne vote pas à l’assemblée générale en vertu de dispositions réglementaires sur l’”autocontrôle” des entreprises.

L’un des scénarios possibles d’une riposte serait une réactivation des droits de vote de Nissan chez Renault, via une baisse de la participation du groupe au Losange au capital du constructeur japonais sous la barre des 40%, par l’intermédiaire d’une cession d’actions ou d’une augmentation de capital.

AFP/latribune.fr

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