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MTN s’effondre sur le Johannesburg Stock Exchange après que la banque centrale du Nigéria lui réclame 8,1 milliards $

MTN s’effondre sur le Johannesburg Stock Exchange après que la banque centrale du Nigéria lui réclame 8,1 milliards $

Une nouvelle crise avec des autorités au Nigéria, a fait plonger l’action MTN de près de 20% à la mi-journée du 30 août, sur le Johannesburg Stock Exchange, le marché financier d’Afrique du sud, où le groupe de télécommunication est coté.

La banque centrale de ce pays, qui compte son plus gros nombre d’abonnés (54 millions sur les 221 millions déclarés à la fin juin 2018), exige le remboursement d’une somme de 8,1 milliards $, représentant des dividendes transférés entre 2007 et 2015, en violation des règles en la matière.

Des banques, notamment Stanbic ITBC (filiale au Nigéria du groupe sud-africain Standard Bank), Citibank, Diamond Bank et Standard Chartered, ont aussi écopé d’amendes, pour avoir participé à la manœuvre.

Le Sénat nigérian avait annoncé en 2016 qu’il enquêtait sur cette question, mais il était ressorti au final, que l’opérateur n’avait pas violé la loi. MTN a toujours déclaré s’être conformé à la loi et c’est donc naturellement que ses dirigeants protestent contre ces nouvelles allégations.

« En tant qu’entreprise citoyenne, MTN Nigeria s’est engagée à assurer la bonne gouvernance et à respecter les lois en vigueur en République fédérale du Nigéria.
La réapparition de ces problèmes est regrettable, car elle nuit à la confiance des investisseurs et, par extension, entrave la croissance et le développement de l’économie nigériane 
», a fait savoir le groupe de télécommunication dans un communiqué.

Les investisseurs eux ne se font aucune illusion, car ils savent les autorités nigérianes assez téméraires, lorsqu’elles sortent une affaire de manière officielle.

Un précédent désaccord avait déjà coûté à MTN 1 milliard $, une perte de valeur boursière considérable et l’obligation de s’introduire sur le marché financier nigérian.  Les investisseurs y avaient beaucoup perdu (plus de 35% de valorisation boursière en trois ans).

Idriss Linge

agenceecofin

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