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Muhammadu Buhari : « Le Nigéria envisage de produire 2,8 millions de barils par jour »

Muhammadu Buhari : « Le Nigéria envisage de produire 2,8 millions de barils par jour »

Dans le cadre du 6ème congrès africain du pétrole (CAPE VI) qui se tient actuellement à Abuja, le président de la fédération nigériane (photo) a déclaré que son pays souhaite à court terme atteindre un niveau de production de 2,8 mbpj.

Selon l’ancien général, cette volonté s’inscrit dans le cadre des mesures visant à redynamiser l’industrie pétrolière et la rendre plus compétitive. Cette dernière a, en effet, sous le régime Jonathan, été au cœur de nombreux scandales de corruption et de détournements de fonds. Aujourd’hui, les dettes de la compagnie d’État en charge du secteur s’élèvent à plus de 4 milliards $.

Pour matérialiser son ambition, le gouvernement a déjà amorcé un processus de réduction des coûts de production tout en encourageant l’exploration. « Dans le cadre de notre stratégie de repositionnement de l’industrie pétrolière, mon administration a démarré un processus de mise en œuvre des initiatives soigneusement conçues, afin de réduire les coûts de production et d’encourager l’efficacité dans l’exploration pétrolière de manière à obtenir une augmentation des niveaux de production actuels soit environ 2.8 mbj», a expliqué l’autorité.

Pour rappel, le pays produit environ 2,4 millions de barils sur une base quotidienne et est le plus important producteur de pétrole du continent africain.

Le président Buhari a ajouté que le Nigeria travaille également sur la façon de réduire le volume de gaz torché de son pays à travers des JV qui permettront d’élargir les infrastructures afin d’assurer un meilleur approvisionnement du gaz naturel liquéfié pour les usages domestiques et industriels. « Au Nigeria, le gaz torché représente 23 milliards de mètres cubes par an sur plus de 100 sites constituant plus de 13% du volume mondial », précise-t-il.

Si à court terme, le pays réussissait à atteindre ces niveaux de production, l’offre encore plus importante risquerait d’accentuer davantage la conjoncture du marché. Ceci, d’autant plus que l’Iran et l’Arabie Saoudite persistent à produire plus afin de gagner plus de parts de marché.

Olivier de Souza
agenceecofin.com

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