vendredi 18 septembre 2020
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Nigeria: 12 banques, dont la filiale de l’américain Citigroup, sanctionnées d’une amende globale de 1,4 milliard $

Nigeria: 12 banques, dont la filiale de l’américain Citigroup, sanctionnées d’une amende globale de 1,4 milliard $

12 banques commerciales opérant au Nigeria, dont la filiale locale du groupe bancaire américain Citigroup, ont reçu différentes amendes, dont le montant global est de 500 milliards de nairas (1,4 milliard $). Ils sont sanctionnés pour n’avoir pas respecté le ratio minimal de prêts/dépôts de 60%, imposé par la Banque centrale au début du troisième trimestre de cette année.

Citibank Nigeria fait ainsi l’objet d’une sanction de 100,7 milliards de nairas (278,5 millions $), apprend-t-on de sources médiatiques concordantes qui citent un communiqué de la Banque centrale. L’institution a en effet, le 30 septembre 2019 dernier, publié un communiqué qui indiquait que plusieurs banques ne s’étaient pas conformées à la directive en même temps qu’elle renseignait de ce qu’elle avait fait passer ce ratio à 65%, avec une obligation pour les banques de se conformer, d’ici fin décembre 2019.

Pour les banques qui ne respectent pas la directive, il est prévu une amende équivalant à 50% du montant de prêts manquants. Au nombre des autres grosses banques sanctionnées, figure le groupe Zenith Bank qui doit régler une amende de 136,5 milliards de nairas. On retrouve aussi United Bank for Africa (99,7 milliards de nairas), FBN Holdings (74,7 milliards de nairas) et Standard Chartered Bank Nigeria (25 milliards de nairas), entre autres.

Il faut désormais suivre comment cette situation affectera les banques nigérianes cotées. La Banque centrale n’a pas encore indiqué comment sera réglée la sanction. Mais elle prélève dans les réserves de ces banques, ce qui pourrait affecter le niveau de fonds propres de leurs actionnaires. On ne sait donc pas si les banques concernées passeront cette perte sur leurs comptes de résultats.

En attendant, certains observateurs et analystes s’inquiètent des risques que porte une application rigide de cette mesure sur le moyen terme. Si sur le court terme cela aura pour effet de créer de nouvelles opportunités, notamment dans les secteurs productifs bénéficiaires, des risques pourraient survenir plus tard. La qualité des actifs des banques commerciales nigérianes reste globalement faible, avec des degrés différents. Les banques sont très hésitantes à prêter à une économie qui peine à créer vraiment de la valeur ajoutée.

Idriss Libre

agenceecofin

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