vendredi 30 octobre 2020
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Nigeria : Axens et BUA lancent un projet de raffinerie à Akwa Ibom

Nigeria : Axens et BUA lancent un projet de raffinerie à Akwa Ibom
La future raffinerie qui sera portée par l’entreprise française, filiale de l’organisme public IFPEN, et le groupe nigérian aura une capacité de production de 10 millions de tonnes par an, soit quelque 10 % de la production nationale du Nigeria.

La société française Axens et le groupe nigérian BUA, actif notamment dans l’alimentation et les infrastructures, ont signé mardi à Paris un contrat pour un projet de raffinerie au Nigeria. Cet accord, dont le montant n’a pas été révélé, est un « signal très positif pour le partenariat franco-nigérian », a estimé Franck Riester, ministre délégué français chargé du Commerce extérieur, présent lors de la signature. « Ce projet permet de sécuriser l’approvisionnement en pétrole raffiné au Nigeria et permettra d’abaisser le niveau d’importation de la matière », a-t-il dit, rapporté par l’AFP.

Si la production pétrolière représente 90 % des revenus d’exportation du Nigeria, une part importante des carburants raffinés utilisés dans le pays est importée.

D’après l’AFP, l’accord porte sur une dizaine de technologies nécessaires pour construire une raffinerie d’une capacité de 10 millions de tonnes par an, soit quelque 10% de la production du pays. Le site sera implanté dans l’Etat d’Akwa Ibom (sud-est) et son démarrage est prévu pour 2024.

« Nous avons le matériel, nous avons les ressources, […] nous essayons de valoriser ce que nous avons localement », a expliqué Abdul Samad Rabiu, PDG du groupe BUA et huitième fortune d’Afrique selon le magazine américain Forbes.

Nouveau venu dans le domaine de l’énergie, il a expliqué voir dans ce business « un secteur stratégique » et évoqué « le potentiel du Nigeria », premier producteur pétrolier du continent.

Une production dirigée vers le marché régional

La raffinerie permettra de produire des carburants et des bases pétrochimiques répondant à la norme européenne d’émissions Euro-5. La production sera dirigée prioritairement vers « le marché local », sans exclure une exportation vers d’autres pays africains qui n’ont pas les infrastructures ou les ressources suffisantes.

Jean Sentenac, PDG d’Axens, filiale de l’organisme public français de recherche en énergie IFPEN, a pour sa part fait savoir que cet accord devrait « promouvoir la France à l’international ».

afrique.latribune

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