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Nissan opte pour le Kenya pour l’assemblage de ses pick-up

Nissan opte pour le Kenya pour l’assemblage de ses pick-up
Le géant japonais de l’automobile Nissan compte installer des unités d’assemblage de pick-up au Kenya. Une implantation conditionnée par l’abandon par les autorités kényanes d’une taxe à l’importation de 25%. Le constructeur prévoit par ailleurs d’utiliser des unités déjà existantes pour monter ses véhicules.

Le constructeur automobile nippon Nissan prévoit l’installation d’une unité d’assemblage de véhicules au Kenya. Une décision accueillie avec satisfaction du côté de la présidence kényane, vu que cette annonce s’inscrit dans le cadre de la vision du gouvernement visant à faire du Kenya un hub régional de fabrication automobile.

Le pays séduit les constructeurs

L’intérêt du groupe japonais pour le Kenya vient après l’annonce par d’autres constructeurs de leur intention de s’implanter dans le pays, notamment Volkswagen, PSA ou encore CNH Industria qui ont confirmé la mise en place de chaînes de montage au cours des 18 derniers mois. La mise en place de ses unités pourrait faire baisser les prix des véhicules neufs sur les marchés des économies à forte croissance du Continent où le taux de possession d’un véhicule pour mille personnes représente le quart de la moyenne mondiale.

L’industrie de fabrication automobile reste embryonnaire au niveau continental, alors que le marché reste dominé par la vente de voitures d’occasion importées et que la rareté des options de financement ou encore le mauvais état des réseaux routiers sont autant de freins au marché du neuf. Au Kenya, les ventes de véhicules neufs ont baissé de 20% en 2017, soit 11 044 unités.

Une implantation soumise à condition

Nissan compte ainsi démarrer son implantation au Kenya par la mise en place d’unités d’assemblage de pick-up en kit semi-démontés (SKD). Un projet que le management du constructeur nippon a conditionné par l’annulation d’une taxe à l’importation de 25% par Nairobi. En cas d’accord, Nissan compte disposer d’une chaîne de montage opérationnelle d’ici à la fin 2019. Le management du groupe compte établir cette unité dans une usine qui sera réaménagée, ce qui permettrait de limiter les frais d’installation à 20 millions de dollars.

L’investissement technologique et industriel est estimé pour sa part à 100 millions de dollars par l’entreprise qui a précisé au passage qu’une nouvelle usine coûterait le double de ce montant. Le management envisage de recourir aux installations appartenant à Isuzu East Africa, Associated Vehicle Assemblers, Kenya Vehicle Manufacturers (JV entre le gouvernement et Toyota) ou encore Al Futtaim Group. Depuis le Kenya, Nissan compte fournir l’ensemble du marché est-africain et concurrencé les importations de camions légers en provenance d’Afrique du Sud ou encore du Japon.

Nissan qui dispose d’unités d’assemblage en Afrique du Sud et au Nigeria compte profiter de l’engouement des acheteurs kényans pour les pick-up qui représentent 12% des véhicules vendus sur le marché local. Le pays pourrait à terme faire office de tremplin au fabricant pour atteindre les marchés éthiopien et zimbabwéen, des pays qui pourraient également accueillir, à l’avenir, de nouvelles unités d’assemblage.

afrique.latribune

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