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Nouveau pic annuel du Cac 40 avec l’« effet Macron »

Nouveau pic annuel du Cac 40 avec l’« effet Macron »

La Bourse de Paris signe un nouveau plus haut annuel après que les sondages effectués après le débat télévisé d’entre-deux tours donnent l’avantage à Emmanuel Macron. La qualité des indices PMI et le discours rassurant de la Fed ont également soutenu les actions.

 

La course à la présidentielle française a une grande influence sur les marchés financiers depuis le premier tour. Le Cac 40 avait gagné plus de 4% à son lendemain, soulagé pour partie des incertitudes et du risque d’un second tour dominé par les extrêmes. Hier, l’anticipation du très attendu débat télévisé entre les deux candidats Emmanuel Macron et Marine Le Pen l’a fait légèrement reculer, par prudence, alors que le Dax affichait une petite hausse. Or selon plusieurs sondages, notamment une enquête Elabe réalisé pour BFMTV, le fondateur d’En Marche ! a été jugé plus convaincant que la présidente du Front national lors de ce débat, à 63%. Parmi les électeurs de Marine Le Pen, 12% ont trouvé Emmanuel Macron plus persuasif. Enfin, les deux tiers des « Insoumis » ont estimé là encore que Emmanuel Macron a été plus convaincant.

En réaction, l’indice parisien grimpe sur un plus haut annuel. Il affiche une progression de 1,35%, à 5.372,42 points, quand son homologue de Francfort, le Dax, gagne 0,96%, et le Footsie londonien 0,19%. A New York, les indices américains restent proches de l’équilibre en première partie de séance. Les résultats de Facebook, supérieurs aux attentes mais accompagnés d’un avertissement sur une baisse de cadence à venir, ne pèsent que légèrement sur le titre.

Des indices PMI européens au plus haut depuis six ans

Par ailleurs, la Fed a dressé un tableau rassurant hier soir sur l’état de l’économie américaine à l’issue de son comité de politique monétaire. La Réserve fédérale américaine a en effet laissé la porte ouverte à de futures hausses de taux, jugeant l’économie solide et le coup de mou de la croissance au premier trimestre « transitoire ». Si elle a laissé sans aucune surprise ses taux inchangés, la probabilité d’un tour de vis lors de la prochaine réunion de la mi-juin est maintenant de près de 100% (97,5%).

La productivité a reculé davantage que prévu au premier trimestre aux Etats-Unis (-0,6% contre -0,1% attendu), le coût unitaire du travail augmentant pour sa part de 3%, contre 2,7% anticipé. Les inscriptions hebdomadaires au chômage se sont de leur côté établies à 238.000, 10.000 de moins que prévu. Le déficit commercial de mars ressort à 43,7 milliards de dollars au titre de mars (44,5 milliards attendu par le consensus). Les commandes industrielles de mars ont augmenté de 0.96%, légèrement supérieures aux attentes (0.7% attendu).

Dans la zone euro, les indices PMI dans le secteur des services sont ressortis au plus haut depuis six ans. En avril, le sous-indice est ainsi passé de 56 à 56,4 points, mieux que l’estimation première de 56,2 points. Le composite, qui allie les services à l’industrie, s’établit à 56,8 points, 0,4 point de mieux qu’en mars et 0,1 point de plus qu’en flash.

Veolia caracole en tête du Cac 40

Deux composantes du Cac 40 étaient par ailleurs sur le gril. Société Générale a publié un bénéfice net en baisse et inférieur aux prévisions des analystes au titre du premier trimestre, en raison d’une provision complémentaire pour litiges et d’un effet de base défavorable. De son côté, BNP Paribas est maintenant en hausse mais a souffert en début de séance du placement de 2,5% de son capital par l’Etat belge au prix de 65,10 euros.
ArcelorMittal est en légère baisse, sur fond de repli des cours des métaux compte tenu de craintes d’accumulation des stocks en Asie.

Veolia Environnement a, de son côté, annoncé des résultats en hausse et a confirmé ses objectifs. Une publication saluée, le titre s’affichant en tête du Cac 40.

 

 

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