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Numérique lande : bienvenue dans le campus du futur

Numérique lande : bienvenue dans le campus du futur

En pleine garrigue, à une quinzaine de kilomètres au sud-ouest du centre-ville d’Aix-en-Provence, un ambitieux projet de campus numérique à l’américaine, baptisé The Camp, se connectera en 2017.

Sur sept hectares, ingénieurs, chercheurs, étudiants, entrepreneurs et futurologues du monde entier pourront venir phosphorer sur le thème de la ville du futur (la smart city), sous un toit en Teflon de 8 000 m2 aux faux airs de soucoupe volante, conçu par l’architecte marseillaise Corinne Vezzoni, raconte Télérama :

« L’endroit pourra accueillir plus de 300 cerveaux, hébergés sur place, dans des appartements donnant sur de longs corridors extérieurs, à la californienne. Dans de grands cylindres transparents ouverts sur la nature, des experts en robotique travailleront avec des spécialistes des transports pendant quelques mois ; des cadres suivront des formations accélérées le temps d’un week-end ; et des start-up ­auront jusqu’à un an pour prospérer. Trois villas ont même été prévues en contrebas pour attirer des conférenciers de haute tenue, (très) grands patrons ou Prix Nobel. »

Bar Lounge, suite VIP, lab, auditorium, The Camp a des faux airs de la Singularity University de la Silicon Valley, qui doit bientôt débarquer à Paris. Le promoteur de ce projet est un Marseillais de naissance, Frédéric Chevalier, la cinquantaine, président fondateur de l’agence marketing High Co, ce qui lui a valu le titre de « plus jeune patron d’entreprise française cotée en Bourse » en 1996.

« Je revendique l’ADN américain du projet, dans la mesure où nous essayons de bâtir un lieu de vie comme ont su le faire Stanford ou le MIT [le prestigieux Massachusetts Institute of Technology, ndlr]. Mais la Silicon Valley, c’est invivable, vous n’avez aucune envie de vous y éterniser ! »

Il n’a pas hésité à débourser plus de 6 millions d’euros de sa poche. Mais le financement est loin d’être bouclé. Frédéric Chevalier espère s’appuyer sur un partenariat public-privé, les entreprises prenant à leur charge deux tiers du budget total de la construction, qui dépasse les 70 millions d’euros. La Caisse d’épargne et le Crédit Agricole financeront la partie immobilière. Une trentaine de grands groupes devrait participer à un tour de table, dont Cisco, Orange, Vinci, ou encore Sodexo. Google, un temps évoqué, ne serait finalement pas de la partie, des élus écologistes et Front de gauche ayant exprimé leurs réticences face à ses pratiques d’optimisation fiscale. Entre le conseil régional, la communauté du pays d’Aix, la communauté urbaine Marseille-Provence Métropole et la Caisse des dépôts, le secteur public a déjà débloqué 16 millions d’euros.

Delphine Cuny
nouvelobs.com

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