jeudi 21 mars 2019

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Orange-Bouygues : Martin Bouygues attribue l’échec des négociations à Xavier Niel

Orange-Bouygues : Martin Bouygues attribue l’échec des négociations à Xavier Niel

Interrogé par « Le Figaro », le PDG de Bouygues regrette que malgré « le travail important de Stéphane Richard » les négociations avec Orange n’aient pas abouti.

Le mariage n’aura finalement pas lieu. Et l’échec de l’union est la faute d’un tiers, selon Martin Bouygues. Le PDG du groupe Bouygues a expliqué dans Le Figaro l’échec des négociations pour une cession de sa filiale télécoms à Orange par le manque de volonté de l’un des quatre opérateurs de les voir aboutir.

Saluant « le travail très important de Stéphane Richard », le PDG d’Orange qui a mené les négociations, il a observé que « si nous étions quatre à la table des négociations, nous n’étions que trois à vouloir aboutir », dans une interview publiée dimanche sur le site internet du journal. « Les conditions d’une opération n’étaient tout simplement pas réunies », a-t-il déploré après que son groupe et Orange ont annoncé vendredi la fin des négociations quadripartites menées depuis janvier pour une cession de Bouygues Telecom à Orange, avec le rachat de certains de ses actifs par Iliad-Free et SFR.

Pas d’inquiétude sur l’avenir de Bouygues

« Manifestement, l’un des protagonistes nourrissait l’ambition d’avoir le maximum en payant le minimum, tout en gardant la possibilité de se retirer », a-t-il regretté sans vouloir donner de nom. Interrogé sur le fait de savoir s’il désignait Xavier Niel, le patron de Free, Martin Bouygues s’est contenté de répondre : « Je laisse chacun libre de ses interprétations. »

Il a détaillé les points de désaccord avec l’Agence des participations de l’État (APE), actionnaire de référence d’Orange, avec qui il a aussi mené des négociations, tout en expliquant que ces derniers n’étaient pas rédhibitoires. « Je souhaitais que Bouygues soit un actionnaire, certes minoritaire, mais significatif d’Orange ». Or, « la vision de l’APE nous réduisait à un rôle d’actionnaire minoritaire, avec très peu de droits, tout en nous demandant de payer le prix d’une participation majoritaire ».

« Cela dit, ce n’est pas cela qui a bloqué in fine l’opération », a-t-il nuancé. « Cette négociation-là, au niveau politique, aurait pu aboutir », selon lui. Martin Bouygues a insisté sur le fait que « cette opération n’était pas vitale pour Bouygues Telecom ». « Certains ont cru que je bluffais et que je négociais dos au mur », a-t-il déploré. Le patron de Bouygues a affirmé n’être « pas inquiet » sur l’avenir de Bouygues Telecom. « L’entreprise est parfaitement viable dans un marché à quatre », a-t-il assuré.

lepoint.fr

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