jeudi 26 novembre 2020
Accueil / International / Panama papers : Joseph Stiglitz jugeant l’enquête peu transparente démissionne

Panama papers : Joseph Stiglitz jugeant l’enquête peu transparente démissionne

Panama papers : Joseph Stiglitz jugeant l’enquête peu transparente démissionne
"Je pensais que le gouvernement était plus engagé, mais ce n'est manifestement pas le cas", a dit le professeur américain. "C'est extraordinaire comme ils ont essayé de nous saboter", a-t-il ajouté.

Le prix Nobel d’économie juge peu transparente l’enquête ouverte par le gouvernement du Panama après le scandale lié à la publication des documents d’un cabinet révélant les détails de nombreux comptes financiers offshore détenus par des sociétés et des personnes voulant échapper au fisc.

Le comité mis en place par le Panama pour faire la lumière sur son système financier manque de transparence, a dit vendredi à Reuters le lauréat du prix Nobel de l’économie Joseph Stiglitz, après en avoir démissionné.

La publication en avril de plus de 11,5 millions de documents du cabinet panaméen Mossack Fonseca, les « Panama Papers », a révélé les détails financiers de nombreux comptes offshore susceptibles d’être utilisés pour échapper au fisc.
Un système financier notoirement opaque

Joseph Stiglitz ainsi que l’expert anti-corruption suisse Mark Pieth, qui comptaient parmi les sept membres du comité de transparence convoqué par le pays pour auditer son système financier, notoirement opaque, disent avoir trouvé le gouvernement peu disposé à soutenir une enquête ouverte.

Ils ont tous deux démissionné vendredi après le refus du Panama de garantir que les rapports du comité seraient rendus publics.

« Je pensais que le gouvernement était plus engagé, mais ce n’est manifestement pas le cas », a dit le professeur américain. « C’est extraordinaire comme ils ont essayé de nous saboter », a-t-il ajouté.

« Divergences internes »

Le gouvernement panaméen a défendu la gestion « autonome » du comité dans un communiqué, regrettant les départs de Stiglitz et Pieth, qu’il attribue à des « divergences internes ». Il a remercié les deux hommes pour leurs recommandations et s’est dit toujours attaché à la « transparence et la coopération internationale ».

Lors de la première réunion du comité à New York les 4 et 5 juin, la nécessité d’un engagement du gouvernement panaméen à publier les résultats du rapport faisait consensus, ont dit Stiglitz et Pieth. Mais la semaine dernière, ces derniers ont reçu une lettre du gouvernement revenant sur cette promesse.

 

latribune.fr

 

Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée. Champs obligatoires marqués par *

*

Aller en haut