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Pas de prise de risque avant la présidentielle américaine, le Cac 40 stable

Pas de prise de risque avant la présidentielle américaine, le Cac 40 stable

Beaucoup de prudence sur les marchés financiers avant la présidentielle américaine. Le Cac 40 finit sur une note stable malgré le soutien des banques.

La Bourse de Paris s’est stabilisée ce jeudi après trois séances de prises de bénéfices au cours desquelles elle a abandonné près de 3%. Le Cac 40, à l’assaut des 4.600 points la semaine dernière, finit aujourd’hui quasiment à l’équilibre (-0,07% à 4.411,68 points), soutenu par les banques et l’envolée de plus de 5% de Société Générale tandis que Veolia, dont le chiffre d’affaires a déçu, a chuté de plus de 6%.

Société Générale, dont les résultats financiers du troisième trimestre sont ressortis supérieurs aux attentes des analystes, a compté pour 10% des échanges du jour sur l’indice vedette parisien quand bien même la valeur ne figure même pas dans le Top 10 des capitalisations du Cac 40. BNP Paribas et Crédit Agricole engrangent pour leur part autour de 1,5% alors que les taux longs se tendent. Plus globalement, l’indice Stoxx des banques signe l’une des meilleures performances en Europe en dépit de la chute de 7% de Credit Suisse à Zurich.

Si la Fed, la banque centrale américaine, n’a pas pris le risque, hier, de relever une nouvelle fois son taux directeur – rien de surprenant à une semaine de l’élection présidentielle -, elle a toutefois continué à préparer les investisseurs à un tour de vis monétaire en décembre en soulignant, dans un communiqué, que les tensions inflationnistes étaient « plus fortes ». Nous en sommes donc là où les marchés, d’après les calculs de Bloomberg basés sur les contrats à terme sur Fed Funds, intègrent une probabilité de 78% à l’annonce d’une hausse des taux le mois prochain aux Etats-Unis.

« Soft Brexit »

Le secteur de l’automobile, qui traditionnellement surperforme en période de hausse des taux, se distinguait également aujourd’hui à Paris. Mais si Peugeot a rebondi de près de 2%, c’est surtout grâce au verdict de la Haute cour de justice qui a décidé que c’était au Parlement britannique et non au gouvernement de déclencher le processus de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne. La nouvelle est excellente pour les observateurs économiques qui voient dans cet arrêt une meilleure chance de négocier un « soft Brexit ». A cette annonce, la livre sterling, qui continue d’évoluer sur des plus bas de vingt-et-un ans, est repartie à l’assaut de 1,25 dollar, au plus haut depuis un mois, profitant ainsi au constructeur français pour qui le Royaume-Uni compte pour environ 11% de son chiffre d’affaires. Cela dit, le gouvernement ne va pas en rester là et s’apprête à lancer un recours devant la Cour suprême, la plus haute juridiction du Royaume-Uni.

Le Footsie de la Bourse de Londres finit en repli de 0,8% mais signe sa première hausse de la semaine une fois libellé en dollars. Ailleurs en Europe, le Dax 30 de Francfort cède 0,43% quand, à Wall Street, le Dow Jones et le S&P 500 se montrent prudents. Les opérateurs trouvent néanmoins à se rassurer dans la publication d’un sondage Reuters/Ipsos qui donne une avance de six points à Hillary Clinton à la présidentielle américaine (43% contre 37% pour le candidat républicain Donald Trump). Et selon un sondage New York Times/CBS, la candidate démocrate l’emporte de trois points. De deux points, d’après l’enquête ABC News/Washington Post qui donnait mercredi l’avantage à Trump.


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