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Pékin propose un ancien vice-ministre des Finances pour présider la BAII

Pékin propose un ancien vice-ministre des Finances pour présider la BAII

Pékin a proposé lundi un ancien vice-ministre chinois des Finances, ancien collaborateur de la Banque mondiale et féru de littérature anglaise, comme candidat pour la présidence de la nouvelle banque asiatique de développement, récemment lancée à son initiative.

« Le gouvernement chinois a officiellement choisi Jin Liqun pour être le candidat de la Chine à la présidence de la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII) », a annoncé le ministère des Finances dans un communiqué.

M. Jin a dès lors de bonnes chances d’accéder au poste, la Chine disposant de quelque 26% des droits de vote au sein de cette nouvelle institution, selon ses statuts. Elle aura ainsi un pouvoir de veto pour cette décision, qui exige une majorité qualifiée de 75% des votes des Etats membres.

Dotée d’un capital de 100 milliards de dollars, la BAII a été officiellement établie fin juin avec cinquante Etats fondateurs –dont une vingtaine de pays occidentaux tels que la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

La BAII, dont la Chine sera –avec environ 30% des parts– le plus important actionnaire, doit être opérationnelle d’ici à décembre et contribuera à financer des projets d’infrastructures en Asie.

Jin Liqun, qui dirige actuellement le groupe de travaux préparatoire sur la BAII, avait précédemment travaillé pour d’autres organisations multilatérales, telles que la Banque mondiale (BM) et la Banque asiatique de développement (BAD), selon sa biographie officielle.

Vice-ministre des Finances de 1998 à 2003, sous la présidence de Jiang Zemin, il a aussi dirigé dans le passé le China Investment Corp. (CIC), le fonds souverain de la deuxième économie mondiale.

Passé par un programme d’économie de l’université américaine de Boston en 1987-88, M. Jin est titulaire d’un master de littérature anglaise.

Ce parfait anglophone disposerait également d’une bonne maîtrise de la langue française.

Les candidatures pour la présidence de la BAII seront closes ce mois-ci. Le titulaire du poste devra être élu lors de la réunion inaugurale du conseil des gouverneurs de l’institution, plus tard cette année, a précisé le gouvernement chinois.

La BAII constituera de facto un contrepoids au contrôle exercé par les Etats-Unis sur la Banque mondiale et –aux côtés du Japon– sur la Banque asiatique de développement.

Washington et Tokyo ont d’ailleurs refusé de s’y associer, s’inquiétant vivement des futurs critères de gouvernance adoptés et du risque que Pékin utilise cette structure pour servir ses propres intérêts géopolitiques.

AFP/lesnewseco.fr

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