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PÉTROLE & GAZ : TOTAL MAROC PROMET UN BEL AVENIR

PÉTROLE & GAZ : TOTAL MAROC PROMET UN BEL AVENIR

Total Maroc a clôturé le premier semestre sous de meilleurs auspices. Le distributeur de carburants a enregistré une hausse significative de ses résultats. Il a ainsi affiché des revenus consolidés en croissance de plus de 28% à 4,7 MMDH. Une performance qui intègre une hausse des ventes de 2,2% des produits blancs. Le groupe soutient avoir poursuivi le développement des produits, concepts et services à forte valeur ajoutée (Total Excellence, La Croissanterie, Total Wash, Hard Auto, carte Actys, en plus de l’amélioration du mix produit par la croissance des lubrifiants hauts de gamme).

Il a également profité de l’ouverture de 12 stations en 2016 ainsi que de 9 autres durant ce premier semestre, portant le réseau de stations-service à 305 points de vente actifs à fin juin 2017. À cela s’ajoute la hausse de l’activité GPL de 3,2%, soutenue par les investissements en bouteilles à gaz. Aussi, le niveau des ventes des lubrifiants a connu une progression de 4,5%.

Et ceci tout en maîtrisant les coûts de commercialisation des produits. La filiale du groupe mondial Total s’est illustrée également en enregistrant un résultat d’exploitation en amélioration de 14,5% à 601,8 MDH, dégageant ainsi une marge de 12,7% (contre 14,3% au premier semestre 2016), d’après les chiffres d’Upline Securities. Une baisse qui s’expliquerait notamment par un effet de base défavorable. En effet, l’année 2016 a été marquée par des profits exceptionnels liés à une revalorisation des stocks. Sachant qu’avant la libéralisation des prix, Total Maroc dégageait une marge opérationnelle moyenne de 4%. De plus, le distributeur a réussi à alléger son coût d’endettement de 72,8% à -5,8 MDH.

Le RNPG ne peut en ressortir qu’en amélioration de 19,4% à 480,6 MDH, réalisant une marge nette de 8,5% t(Vs. 13% au S1-2016). Les analystes de la place sont plutôt favorables sur la valeur. À l’instar d’Upline Securities qui recommande de «renforcer» le titre Total Maroc dans les portefeuilles pour, entre autres, les raisons citées ci-dessus. De plus et dans l’absence d’une opération de croissance externe, «le titre présenterait un potentiel de distribution de dividende important (un payout actuel de 50%)», avancent les analystes. Une estimation qui tient compte de l’amélioration prévue de la trésorerie de la société et la baisse graduelle des investissements. Dans leur note d’information, le CA consolidé de la société ont été légèrement revus à la hausse grâce à la progression, plus qu’attendue, des ventes en volume. Ainsi, les revenus du groupe devraient s’apprécier de 7,7% à 8,6 MMDH. Le résultat d’exploitation emprunterait cette fois un chemin ascendant – contrairement à une estimation précédente -.

Pour cause, la maîtrise des coûts de commercialisation des produits couplée à une montée en puissance des produits à forte valeur ajoutée (Total Excellium, les lubrifiants hauts de gamme). Il en ressort une amélioration de 2,3% du résultat opérationnel à plus de 1,2 MMDH, soit une marge d’EBIT de 14%. Quant aux bénéfices de Total Maroc, le RNPG pour 2017 devrait atteindre 937,9 MDH (soit une progression de 4,5% par rapport à 2016) suite à l’intégration d’une hausse de la charge financière en lien avec l’augmentation des stocks de sécurité.

Prudence, toutefois, face aux risques exogènes qui pourraient malmener l’activité du groupe. En effet, une forte variation des prix des produits raffinés, pourrait induire – à terme – une dépréciation de la valeur du stock. L’adoption d’une politique de prix agressive par un concurrent de taille importante pourrait aussi altérer la croissance de la société. Les analystes d’Upline mettent également en garde sur le risque d’alourdissement du BFR (retard de paiement de la clientèle corporate ou l’État sur les subventions du GPL) qui pourrait déstabiliser la structure financière de la filiale marocaine. Or, le PDG du groupe, Patrick Pouyanné est relativement optimiste. Pour lui, la demande mondiale de pétrole devrait encore fortement croître cette année, et ce à un rythme s‘approchant de 1,6 million de barils par jour. Sur le moyen et long terme, il tient, cependant, a alerté sur le peu de chantiers mis en place sur le marché.

leseco.ma

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