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Pétrole: les pays producteurs de l’Opep tombent d’accord, les cours s’envolent

Pétrole: les pays producteurs de l’Opep tombent d’accord, les cours s’envolent

Les cours du pétrole bondissent ce mercredi à la Bourse de New York. L’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a annoncé être parvenue mercredi à Vienne à un accord pour réduire sa production de 1,2 million de barils par jour.

Malgré les tensions diplomatiques entre l’Arabie saoudite et l’Iran, le sens des affaires l’a semble-t-il emporté chez les principaux pays producteurs de pétrole. Réunis à Vienne, les 14 pays membres de l’Opep se sont mis d’accord pour revoir leur production à la baisse afin de soutenir les cours (-1,2 million de barils par jour).

Et l’effet a été immédiat. Le prix de baril de “light sweet crude” (WTI), référence américaine du brut, prenait plus de 3 dollars, soit 8% de hausse, à 48,85 dollars sur le contrat pour livraison en janvier au New York Mercantile Exchange (Nymex).

Au moment où l’Opep tient son sommet semestriel à Vienne, “le marché est catapulté par des propos conciliants et l’optimisme sur le fait qu’elle a quasiment conclu un accord”, résume l’analyste Gene McGillian, de Tradition Energy. La nouvelle étant officialisé dans l’après-midi. Le cartel vient de mettre fin à un suspense de deux mois, après avoir annoncé fin septembre son intention de conclure lors de ce sommet un accord de baisse de son offre.

Un compromis entre l’Iran et l’Arabie saoudite

Les cours ont fluctué pendant des semaines en fonction des rumeurs sur les chances de mises en oeuvre de cet accord et, mardi encore, ils avaient chuté face au manque de volonté apparente des membres de l’Opep. Or, en début de journée, “des ministres présents au sommet (…) assuraient qu’ils sont unanimes sur la signature d’un accord de baisse de la production”, a précisé Gene McGillian.
L’Irak, les Emirats arabes unis et, surtout, l’Arabie saoudite, membre dominant du cartel, ont tenu des propos en ce sens. Ryad avait notamment laissé entendre qu’un compromis avait été trouvé avec l’Iran, son grand rival régional, qui n’est logiquement pas enclin à baisser son offre au moment où il fait son retour sur le marché mondial.

“L’Arabie saoudite semble prête à voir sa production prendre un coup, mais elle exige de voir les autres pays faire des efforts”, a expliqué Jasper Lawler, analyste de CMC Markets. En tout état de cause, cette actualité éclipsait largement l’attente des chiffres hebdomadaires sur l’offre américaine, publiés par le département de l’Energie comme tous les mercredis.

Selon une estimation médiane compilée par l’agence Bloomberg, les analystes s’attendent à des hausses respectives de 1,5 million de barils pour les stocks de brut, d’essence comme de produits distillés.

lexpress.fr

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