jeudi 22 août 2019
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Pétrole: l’OPEP et les taux américains font rebondir les cours

Pétrole: l’OPEP et les taux américains font rebondir les cours

Les cours du pétrole ont connu un fort rebond en fin de semaine dernière. L’Arabie saoudite laissant sous-entendre qu’un accord au sein de l’OPEP élargie est en vue d’ici la fin du mois.

L’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés, dont la Russie, sont proches d’un accord pour continuer à réduire leur production, a déclaré vendredi le ministre saoudien du Pétrole.

+3% à 63 dollars le baril

Bien sûr, il faudra attendre les réunions de l’OPEP des 25 et 26 juin prochains pour en avoir la confirmation, mais la perspective de voir les pays du cartel et la Russie continuer à resserrer les vannes au deuxième semestre a déjà eu l’effet escompté : un rebond des cours de près de 3% en une seule journée vendredi, de part et d’autre de l’Atlantique.

Vers un resserrement de l’offre…

Il était temps, le baril de Brent coté à Londres et qui fait référence au niveau mondial était, mercredi dernier, au plus bas depuis le début de l’année : il valait 60 dollars seulement, après l’annonce de stocks de brut plus abondants que prévu aux États-Unis. Vendredi il a redépassé les 63 dollars.

D’autres élements ont favorisé ce rebond des cours. La production de pétrole de schiste ralentit aux États-Unis, où les forages diminuent. L’offre de pétrole se resserre aussi du fait des sanctions américaines, qui s’aggravent contre le Venezuela : les exportations vénézuéliennes de solvants, jusque là épargnées, sont visées à leur tour. L’Iran voit de son côté ses exportations pétrochimiques incluses dans les sanctions. On prévoit donc moins de produits pétroliers sur le marché mondial, ce qui entraîne un regain des prix.

… et une baisse des taux de la FED

Le contexte économique est également en train de changer. On anticipe désormais une baisse des taux d’intérêt de la Réserve fédérale américaine, après des chiffres décevants sur le front de l’emploi aux États-Unis. Qui dit baisse des taux de la FED dit relance de l’activité économique et donc plus de consommation d’hydrocarbures, ce qui participe à l’inflation des cours du brut. La crainte des tensions commerciales, qui avaient jusqu’à présent pesé lourdement sur les prix des hydrocarbures, est, au moins provisoirement, mise au second plan par les marchés pétroliers.

Claire Fages

rfi

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