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Plombée par des créances douteuses, Bank of Africa Kenya a connu son premier résultat…

Plombée par des créances douteuses, Bank of Africa Kenya a connu son premier résultat…

Plombée par des créances douteuses, Bank of Africa Kenya a connu son premier résultat net négatif en 10 ans

Pour la première fois en 10 ans, la filiale au Kenya du groupe bancaire panafricain Bank of Africa, filiale du groupe marocain BMCE Bank of Africa, a terminé un exercice sur un résultat net négatif à 1,02 milliard de shillings (monnaie kényane), soit environ 10 millions $. « La croissance des créances douteuses a impacté nos opérations », a fait savoir Ronald Marambii (photo), le directeur général de l’entreprise face à des journalistes au Kenya.

En effet la perte concédée en 2015 survient alors que la banque a réalisé sur la période, des revenus d’intérêts de 6,2 milliards de shillings, en hausse de 14,5% comparés à ceux de l’exercice 2014. L’encours des créances douteuses dans le même temps, est effectivement passé de 2,4 milliards de shillings, à 9,7 milliards de shillings, dont près de la moitié détenue par 15 entreprises. Dans ces conditions, la banque a dû effectuer des provisions de 2,1 milliards de shillings, signalant un risque de défaut de certains de ses créanciers.

Récupérer son argent est désormais l’un des objectifs pressant de la banque. Elle est actuellement en justice pour se faire restituer 476 millions de shillings prêtés Kundan Singh Construction International, une entreprise qui s’est offert des milliards de contrats sous le régime de l’ex-président Daniel Arap Moi. La banque est aussi fortement exposée à l’entreprise Mumias Sugar en proie à de grosses difficultés financières, même si elle refuse d’en dévoiler le montant.

Une petite bonne nouvelle toutefois, cette dernière entreprise bénéficie de toute l’attention du gouvernement kényan. A l’occasion d’une visite qu’il y a effectuée samedi 26 mars dernier, William Ruto, le vice-président du Kenya, a annoncé que le gouvernement prévoyait de mobiliser 3 milliards de shillings pour permettre à la société sucrière d’honorer ses engagements vis-à-vis des producteurs de canne à sucre et de ses salariés. Chez BOA Kenya, on n’est optimiste que sur le moyen terme. « Cela prendra trois années pour récupérer une part significative de notre argent », a prévenu Mr Marambii

Idriss Linge
agenceecofin.com

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