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Plus de 650 millions d’Africains ont un téléphone portable

Plus de 650 millions d’Africains ont un téléphone portable

L’utilisation du téléphone portable connait une évolution fulgurante en Afrique. Le Burkina Faso n’est pas en reste. Parmi les 18 millions de Burkinabè, plus de 11 millions en sont utilisateurs.

Avec plus de 650 millions de souscriptions en août 2015, l’Afrique dépasse les Etats-Unis et l’Europe en nombre de téléphones mobiles. Le continent est devenu le deuxième marché mondial de la téléphonie derrière l’Asie. Il connaît le plus fort de taux de croissance depuis dix ans : soit 30% par an en moyenne. Avec près de 300 millions d’abonnés, l’Afrique subsaharienne est la plus dynamique en matière de téléphonie mobile. En 2016, plus d’un milliard d’africains seront abonnés au téléphone portable. Le Nigéria représentera en 2016 un marché de plus de 150 millions de souscriptions (110 millions actuellement), suivi par l’Egypte (120 millions en 2016) et l’Afrique du Sud (80 millions). Pour les opérateurs implantés en Afrique, retenir le consommateur est devenu une préoccupation majeure, aussi importante qu’acquérir de nouveaux clients. Autrefois, le téléphone portable était réservé aux classes aisées tant son coût était exorbitant. En 1998, il y avait un peu moins de 4 millions de mobiles sur le continent. C’était il y a près de 20 ans. Puis, entre 2002 et 2007, le nombre d’abonnements a augmenté de 49 % par an en Afrique contre une moyenne de 17 % en Europe.

11 millions d’utilisateurs au Burkina Faso

Le téléphone portable est au cœur d’une révolution sociétale et économique en Afrique sub-saharienne où moins de 30 % de la population a accès à l’électricité. En même temps que le téléphone mobile s’est imposé sur le continent, l’appareil a évolué d’une façon considérable pour devenir un véritable ordinateur de poche. Aujourd’hui, le portable permet d’apporter des services bancaires, administratifs, médicaux, scolaires,… aux populations dont près de 80 % vivent dans des zones rurales. Désormais, grâce au portable, les populations non bancarisées des villes et des campagnes peuvent faire des transferts d’argent. Les utilisateurs peuvent aussi payer leurs factures, se connecter à Internet, faire des achats,…

Selon le rapport 2013 de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes (ARCEP), le Burkina Faso comptait à la date du 31 décembre 2013, 11, 3 millions abonnés à la téléphonie mobile. La télédensité est de 65.68 téléphones pour 100 habitants. Si la téléphonie mobile se porte bien et que son nombre d’abonnés croît, celui de la téléphonie fixe ne cesse, par contre de chuter. Le nombre d’abonnés fixe est passé de 143 963 au 31 décembre 2010 à 141 529 en 2011. La raison est bien évidente. Le fixe est contraignant. Le téléphone portable a donc de beaux jours devant lui au Burkina Faso et en Afrique. Le défi pour les opérateurs c’est maintenant d’améliorer la qualité des prestations et d’étudier les coûts. Dans certains pays, le service est parfois médiocre et coûteux en termes de liaison téléphonique et de connexion internet.

Aimé Florentin BATIONO
Ecodufaso/Groupe Ecodafrik

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