Accueil / Bourse / Point à la clôture

Point à la clôture

Point à la clôture

Les marchés européens ont repris quelques couleurs et signé une légère hausse après un début de semaine dans le rouge. Les investisseurs sont quand même restés prudents à 24h de la réunion de la BCE au cours de laquelle Mario Draghi devrait détailler les rachats d’actifs prévus dans le cadre du QE. L’autre échéance est fixée à vendredi avec la publication des chiffres du chômage américain. Dans ce contexte, le CAC 40 et le FTSE Eurotop 100 ont progressé respectivement de 0,99% à 4 917,35 points et de 0,73% à 3 121,44 points.

En Europe, Henkel a enregistré un repli de 0,75% à 105,55 euros et accuse une des plus fortes baisses du Dax, pénalisé par des résultats trimestriels contrastés et des prévisions prudentes. Confronté notamment à la chute du marché russe, où il est très présent, le fabricant de la lessive Persil prévoit une marge opérationnelle en très légère hausse à 16% environ contre 15,8% en 2014. Surtout, la croissance organique est attendue entre 3% à 5% cette année alors que le consensus Reuters table sur +6,1%. Enfin, le groupe vise une hausse de 10% de son bénéfice ajusté par action préférentielle, grâce à des nouvelles économies.

Comme attendu à Paris, Areva a fait officiellement état d’une perte nette de 4,8 milliards d’euros pour l’ensemble de l’exercice 2014. Un chiffre proche des 4,9 milliards annoncés le 23 février dernier et donc largement anticipé par les marchés, ce qui explique le parcours du jour d’Areva en Bourse : le titre a passé la plus grande partie de la journée dans le vert avant de se replier de 1,25%, à 9,30 euros, en fin de séance. Une perte colossale notamment liée à une nouvelle provision de 720 millions d’euros au titre de l’EPR finlandais OL3 ainsi qu’à 1,46 milliard de provisions pour pertes de valeur d’actifs des activités nucléaires.

Stallergenes (-7,06% à 54 euros) a réalisé en 2014 des résultats solides, bien accueillis par les analystes. Mais aujourd’hui, ce ne sont pas les comptes de la société de biotechnologie française qui suscitent l’intérêt mais son avenir. Sous ce nom, le groupe vit en effet sans doute ses dernières semaines de cotation à la Bourse de Paris. Son actionnaire principal, Ares Life Sciences, a surpris les analystes hier soir en annonçant son projet de regrouper les activités de Stallergenes (dont il détient 77% du capital) et celles de Greer, dont il détient 100% du capital au sein d’Ares Allergy Holding PLC.

Les chiffres macroéconomiques

L’indice Composite des directeurs d’achat (PMI) calculé par Markit pour la France en février est ressorti à 52,2 contre 49,3 en janvier. Passant au-dessus de la barre des 50, il atteste du retour de la croissance économique dans le secteur privé. Cette performance est à mettre largement au crédit du secteur des services dont l’indice PMI pour février a retrouvé un plus haut depuis trois ans et demi (42 mois) à 53,4 contre 49,4 en janvier.

L’indice PMI Markit Composite pour la zone euro en février est ressorti à 53,3 contre 52,6 points en janvier. S’il confirme que le secteur privé de la zone euro a enregistré sa plus forte croissance depuis sept mois, l’indicateur est ressorti légèrement en dessous du consensus Reuters de 53,5 points. Même chose pour l’indice du secteur des services qui s’affiche à 53,7 en février, après 52,7 en janvier, alors qu’il était attendu à 53,9.

Aux Etats-Unis, l’indice PMI des services mesuré par Markit est finalement ressorti en février à 57,1 contre une version flash de 57. En janvier, l’indice s’était établi à 54,2. Le mois dernier, l’indice s’est donc éloigné du seuil des 50 qui sépare croissance et contraction de l’activité.

L’enquête mensuelle ADP sur le marché du travail américain a indiqué qu’au mois de février, la seconde économie mondiale avait créé 212 000 nouveaux emplois privés. Un chiffre inférieur aux attentes du consensus Reuters qui tablait sur 220 000 créations de postes. Le mois dernier, le secteur privé américain avait enregistré 213 000 créations d’emplois.

Enfin, l’indice ISM des services est ressorti à 56,9 en février contre un consensus de 56,5 après 56,7 en janvier.

Vers 17h40, l’euro cotait 1,1072 dollar en baisse de 0,97%.

AOF/capital.fr

Aller en haut