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Pour Benoît Coeuré (BCE), la zone euro pourrait être mal préparée à une future crise

Pour Benoît Coeuré (BCE), la zone euro pourrait être mal préparée à une future crise

Un haut responsable de la Banque centrale européenne (BCE) a émis des doutes jeudi sur les moyens dont disposera l’institution de Francfort pour répondre à une future crise en Europe.

Au cours d’une conférence à Lyon, Benoît Coeuré, membre du directoire de la BCE, a déclaré que l’Europe se situait à un stade favorable du cycle économique, mais qu’elle risquait d’être mal préparée lorsqu’un ralentissement “inévitable” surviendra. L’endettement des Etats est élevé et la BCE pourrait ne pas être en mesure de déployer à nouveau un vaste programme d’achats d’obligations, a indiqué le banquier central.

“On ne sait pas à quoi ressemblera la prochaine crise et on ne peut pas être assurés que lorsque la prochaine crise frappera l’Europe, la BCE pourra utiliser les instruments dans le cadre de son mandat qui permettront d’y répondre de la même manière que l’on a répondu à la crise de la zone euro depuis 2010 et en particulier en 2012″, a déclaré Benoît Coeuré.

Le responsable a également souligné qu’il existait des “limites techniques” à la politique d’assouplissement quantitatif de la BCE, car la gamme d’actifs disponibles est moins développée en Europe qu’aux Etats-Unis.

“Je ne pense pas que le QE puisse être un instrument permanent de politique monetaire de la BCE, tout simplement parce que les marchés financiers ne sont pas assez profonds”, a-t-il indiqué.

Le banquier central a cependant ajouté que la politique de la BCE resterait accommodante pendant un certain temps après la fin de ses achats nets d’actifs. La BCE a indiqué qu’elle entendait laisser la taille de son bilan inchangée en réinvestissant le produit des obligations arrivant à échéance.

Même après la fin de ses achats d’actifs, la BCE mènera une politique de réinvestissement et il n’y aura aucune réduction de la taille de son bilan pendant longtemps, voire très longtemps après cette date, a affirmé Benoît Coeuré.

-William Horobin, The Wall Street Journal
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