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Pourquoi Dangote Cement restera la locomotive du Nigerian Stock Exchange

Pourquoi Dangote Cement restera la locomotive du Nigerian Stock Exchange

En ce début d’année, l’entreprise Dangote Cement, qui est cotée sur le Nigerian Stock Exchange, devrait demeurer une des principales attractions pour les investisseurs effectuant des placements sur le marché financier de la première économie africaine, selon une analyse faite par des experts d’Afrinvest, un intermédiaire de bourse opérant au Nigéria.

L’analyse s’appuie sur le fait qu’au crédit du cimentier faisant partie du groupe géré par Aliko Dangote (photo), on retrouve déjà un positionnement africain considérable, avec une présence effective ou en construction dans une quinzaine de pays au sein d’une Afrique en pleine construction, et avec une capacité de fourniture de ciment de 19 millions de tonnes par an.

En plus de cela, le groupe continue de financer son expansion avec des investissements attendus à hauteur de 4 milliards $, qui devraient lui permettre de porter ses capacités de production à 50 millions de tonnes par an. Au plan domestique, il domine presque sans challenger le marché nigérian, avec une part estimée à 64%.

Au demeurant, Dangote Cement est la plus grosse capitalisation boursière du Nigerian Stock Exchange avec près de 30% du total de l’index. Au plan opérationnel, ses derniers chiffres font ressortir une progression significative du chiffre d’affaires de 7,3%, même si on doit relever au troisième trimestre 2014, une baisse de 10,5% son résultat net qui a quand même été de 140 milliards de nairas (760 millions $).

Bien que la valeur actuelle de son action (170 nairas) soit en deçà des estimations (240 nairas), les analystes d’Afrinvest sont confiant à la capacité de progression, notamment du fait d’une politique de dividende généreuse, et anticipent sur une tendance haussière de 54%, ce qui porterait l’action à près de 350 nairas sur le court terme.

Il faudra cependant surveiller de près la conjoncture politique au Nigéria, qui sera, en plus de l’insécurité dans la partie nord-est du pays, une élection présidentielle tendue, dont l’issue reste incertaine. L’autre défi conjoncturel est la baisse du prix du baril de pétrole, principale source de devises du pays, dont une des conséquences risque d’être le gel de certains projets d’infrastructures

Idriss Linge
agenceecofin.com

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