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Pourquoi YouTube n’est pas rentable pour Google

Pourquoi YouTube n’est pas rentable pour Google

La plupart des utilisateurs ne se connectent pas directement au site mais le consultent via des liens ou des players video embarqués dans d’autres sites ou réseaux sociaux.

Alors que YouTube vient de fêter ses dix ans, la plateforme de vidéos en ligne rachetée par Google en 2006 ne serait pas rentable. Selon le Wall Street Journal , il est tout juste à l’équilibre, malgré un chiffre d’affaires en hausse – 4 milliards de dollars en 2014, contre 3 milliards en 2013 -, et plus d’un milliard de visiteurs par mois.

SI YouTube peine à dégager des bénéfices, c’est parce que ses utilisateurs ne se connectent pas directement au site mais le consultent via des liens ou des players video embarqués dans d’autres sites ou réseaux sociaux. De plus, le site est surtout populaire auprès d’une audience très jeune : selon un analyste de Pivotal Research, 9 % des visiteurs totaliseraient 85 % des vues. Deux facteurs qui limitent l’attractivité pour les annonceurs.

Elargir son audience

Les marges déclinentes risquent de limiter la capacité de Google à investir dans du nouveau contenu et des nouveaux services. Dans le même temps, Twitter et Facebook créent leurs propres offres vidéos, et Amazon et Netflix s’imposent comme diffuseurs et producteurs de contenus de qualité, face aux « lol cats » de YouTube.

La tentative de YouTube de créer des chaînes avec un fonctionnement proche de celui de la télévision, lancée en 2012 à grands frais – des centaines de millions de dollars payés à des producteurs – n’a pas été fructueuse. Le site essaye aujourd’hui d’élargir son audience de différentes manières. Il a acquis les droits de différents formats produits par la National Football League (extraits de matchs, interviews…), propose une nouvelle application pour enfants, avec des programmes comme « Sesame Street » ou « Thomas et ses amis », et investit dans les contenus produits par les « YouTubeurs », en leur payant parfois des bonus pour éviter qu’ils soient débauchés par des concurrents. Le site mise aussi sur l’autoplay, une technologie qui permet de déclencher automatiquement les vidéos, déjà présente sur Facebook ou Vine.

lesechos.fr

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