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Prévision de croissance ajustée à la hausse : 1,4% pour l’année 2016

Prévision de croissance ajustée à la hausse : 1,4% pour l’année 2016

Bank Al-Maghrib a ajusté mardi à la hausse sa prévision de croissance de 1,2% à 1,4% pour l’ensemble de l’année 2016, alors que la valeur ajoutée agricole devrait se contracter de 9% et la croissance non agricole se situerait à 2,9%.

“Pour l’ensemble de l’année 2016, Bank Al-Maghrib a ajusté à la hausse sa prévision de croissance de 1,2% à 1,4%. La valeur ajoutée agricole devrait se contracter de 9% et la croissance non agricole se situerait à 2,9%”, souligne la Banque centrale dans un communiqué, rendu public à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de son Conseil pour l’année 2016.

En 2017, la croissance non agricole devrait s’accélérer à 3,2% et, sous l’hypothèse d’une campagne agricole normale, la valeur ajoutée agricole devrait rebondir de 10%, portant ainsi la croissance globale à 4%, ajoute la même source.
L’inflation devrait se chiffrer à 1,6% fin 2016
L’inflation devrait terminer l’année 2016 avec une moyenne de 1,6% et revenir à 1,2% l’année prochaine, >>>>> sous l’effet essentiellement de la dissipation des chocs temporaires sur les prix des produits alimentaires à prix volatils, selon les projections de Bank Al-Maghrib.

“L’inflation devrait terminer l’année avec une moyenne de 1,6% et revenir à 1,2% en 2017, sous l’effet essentiellement de la dissipation des chocs temporaires sur les prix des produits alimentaires à prix volatils qui devrait plus que compenser la hausse prévue de l’inflation sous-jacente”, souligne la Banque centrale dans un communiqué, rendu public à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de son conseil pour l’année 2016.

La mise en œuvre d’un régime de change plus flexible serait entamée au 2ème semestre 2017
Le lancement de la mise en œuvre d’un système de taux de change flexible a été reporté au 2ème semestre 2017, a fait savoir, mardi à Rabat, le Wali de Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.
“Nous avons reporté au deuxième semestre de 2017 le lancement du début de la mise en œuvre du système de flexibilité des taux de change”, a indiqué M. Jouahri lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de cette année du Conseil de la Banque centrale.

Il a également souligné qu’une campagne d’explication et de communication vis-à-vis des différents intervenants sera menée, impliquant le gouvernement, représenté par le ministère de l’Economie et des Finances, le secteur bancaire, les opérateurs économiques, la communauté journalistique, ainsi que la société civile.
M. Jouahri a également évoqué une série de réunions qui sera tenue avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM,) le secteur bancaire et le ministère concerné, rassurant que tout développement autour de ce chantier sera communiqué, de par la loi en vigueur.

Le ministère de l’Economie et des Finances et Bank Al-Maghrib avaient décidé de fixer les pondérations des devises du panier de cotation du dirham à 60% pour l’euro et 40% pour le dollar US contre respectivement 80% et 20% auparavant.

Bank Al-Maghrib maintient inchangé son taux directeur à 2,25%

Bank Al-Mghrib a décidé de maintenir inchangé, pour la troisième fois consécutive, son taux directeur à 2,25%, eu égard à l’évolution récente et prévue à moyen terme des conditions monétaires et économiques, a annoncé, mardi à Rabat, le Wali de la Banque centrale, Abdelatif Jouahri.
“Tenant compte d’une prévision d’inflation en ligne avec l’objectif de stabilité des prix et au vu de l’évolution récente et prévue à moyen terme des conditions monétaires et économiques, le Conseil a jugé approprié le niveau de 2,25% du taux directeur et a décidé de le maintenir inchangé”, a expliqué M.Jouahri, lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de cette année du Conseil de Bank Al-Mghrib.

Pour l’ensemble de l’année 2016, Bank Al-Maghrib a ajusté à la hausse sa prévision de croissance de 1,2% à 1,4%, a indiqué le Gouverneur de Bank Al-Maghrib, ajoutant que la valeur ajoutée agricole devrait se contracter de 9% et la croissance non agricole se situerait à 2,9%.
En 2017, la croissance non agricole devrait s’accélérer à 3,2% et, sous l’hypothèse d’une campagne agricole normale, la valeur ajoutée agricole devrait rebondir de 10%, portant ainsi la croissance globale à 4%, a-t-il encore relevé.
Sur le marché du travail, l’économie nationale a accusé une perte de 26.000 emplois au deuxième trimestre comparativement à la même période de 2015, recouvrant une contraction de 175.000 postes d’emploi agricole et des hausses de 70.000 dans les services, de 41.000 dans le BTP et de 38.000 dans l’industrie y compris l’artisanat, a souligné M. Jouahri.
En conséquence, et tenant compte également d’une baisse du taux d’activité de 0,8 point, le taux de chômage a légèrement diminué de 0,1 point à 8,6%, a souligné M. Jouahri.

Sur un autre registre, le déficit commercial s’est accentué de 13% sur les huit premiers mois de l’année, reflétant une hausse importante des importations, notamment celles des biens d’équipement de 22,5%, tandis que les exportations se sont accrues de 1,7%, tirées essentiellement par la progression des ventes de la construction automobile et de l’industrie alimentaire.
Sous l’hypothèse d’une entrée annuelle de dons de 8 milliards de dirhams en 2016 et 2017, le compte courant devrait terminer l’année 2016 avec un déficit de 1,9% du PIB qui s’atténuerait davantage à 1,2% du PIB en 2017, a relevé M. Jouahri, notant toutefois que “ces niveaux demeurent toujours intéressants”.
Tenant compte également des flux nets d’IDE prévus en baisse, les réserves de change devraient continuer à se renforcer, bien qu’à un rythme moins rapide que prévu en juin, pour s’établir à l’équivalent de 7 mois et 6 jours d’importations de biens et services à fin 2016 et de 7 mois et 20 jours au terme de 2017.

Pour sa part, le taux de change effectif réel est ressorti en dépréciation de 0,78%, tenant compte d’une inflation au Maroc globalement inférieure à celle des pays partenaires et concurrents. Il devrait s’apprécier, pour l’ensemble de l’année 2016, de 1,4% avant de se déprécier légèrement de 0,4% l’année prochaine, a relevé Bank Al-Maghrib.
Sur le plan des finances publiques, la banque centrale a souligné que la dette du trésor a augmenté de 63,5% du PIB en 2014 à 64,1% en 2015, recouvrant une hausse de sa composante intérieure de 48,2% à 49,7% du PIB.
Ainsi, la dette devrait atteindre 65% du PIB en 2013 avant e reculer en 2017 à 64,1% du PIB, des niveaux jugés “très proches” par M. Jouahri de ceux conclus dans la loi de finances 2016 et le projet de loi de finances 2017, dont les grandes lignes viennent d’être dévoilées.

M. Jouahri se félicite de l’impact de la baisse des taux directeurs sur les taux débiteurs destinés à la clientèle
M. Jouahri, s’est félicité, par ailleurs, de l’impact des décisions de la politique monétaire et de la baisse des taux directeurs sur les taux débiteurs destinés à la clientèle.
“La banque centrale est contente de voir que la transmission des décisions de la politique monétaire et les baisses des taux directeurs s’appliquent aux taux débiteurs à la clientèle”, a indiqué M. Jouahri lors d’une conférence de presse tenue, à Rabat, à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de cette année du Conseil de Bank Al-Maghrib, relevant que la baisse du taux directeur en mars s’est répercutée sur le taux débiteur avec une nouvelle diminution du taux pondéré de 31 points de base à 5,24%.

Favorisées par la concurrence dans le secteur bancaire, les réductions du taux directeur depuis le troisième trimestre 2014, de 75 points de base, se sont traduites par une baisse du taux débiteur global de 79 points de base, a fait savoir M. Jouahri.
Il a, en effet, assuré que la Banque centrale œuvre constamment à pousser le système bancaire à participer, à travers le financement, à la relance de l’activité économique, ajoutant que les banques commerciales disposent des liquidités nécessaires pour accorder les crédits bancaires au profit des entreprises et des ménages en vue de financer par la suite la croissance économique.

Le rôle de Bank Al-Maghrib est de donner les liquidités nécessaires au système bancaire pour financer la croissance économique, a-t-il encore noté.
La sortie de la Grande Bretagne de l’UE n’a pas eu un impact négatif sur le Maroc
La sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne “n’a pas eu un impact aussi négatif que l’on prévoyait sur le Maroc” a assuré, d’autre part, le gouverneur de Bank Al-Maghrib.

“Étant donné le délai assez long pour finaliser les conditions de cette sortie, le Maroc n’a pas été si négativement impacté”, a estimé M.Jouahri, lors d’une conférence de presse tenue à Rabat à l’issue de la troisième réunion trimestrielle de cette année du Conseil de Bank Al-Maghrib.

Selon l’analyse des experts marocains, l’effet du Brexit, voté par les Britanniques, demeure incertain sur l’économie marocaine. Ils restent unanimes sur la nécessité de l’adoption de nouveaux accords commerciaux et donc la construction de nouvelles relations économiques avec la Grande Bretagne (GB).
La balance commerciale entre le Maroc et le Royaume-Uni s’est affichée déficitaire à fin 2015 au détriment du Royaume du Maroc, avec un solde commercial estimé à 1,98 milliard de dirhams, selon les chiffres de l’Office des changes.
Les exportations du Maroc vers la Grande-Bretagne sont estimées à 6,01 milliards de dirhams, alors que les importations de ce pays de l’Europe continentale se sont chiffrées à 7,99 milliards de dirhams à fin 2015.
Les voitures particulières viennent en tête des importations marocaines en provenance du Royaume-Uni avec plus de 1,85 milliard de dirhams, suivies des autres produits pétroliers (1,55 milliard de dirhams) et des fils à chaud et tubes en fonte ou en acier (806,85 millions de dirhams).

En revanche, le Maroc exporte vers la Grande-Bretagne principalement des vêtements (1,69 milliard de dirhams), des voitures particulières (1,51 milliard de dirhams) et du matériel électrique (520,19 millions de dirhams).
Ces volumes font de la Grande-Bretagne le 7e client et le 15e fournisseur du Maroc. Le Royaume-Uni est le 62ème investisseur au Maroc. Notons, enfin, que le Maroc reçoit 1% des investissements britanniques dans le monde.

lopinion.ma

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