vendredi 30 octobre 2020
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Private Equity : en marge de la crise, l’Afrique du Nord et de l’Ouest s’arrachent les transactions

Private Equity : en marge de la crise, l’Afrique du Nord et de l’Ouest s’arrachent les transactions
L’Association africaine de capital-investissement et de capital-risque (AVCA) vient de publier ses données sur le private equity en Afrique au premier semestre 2020. Si la pandémie a considérablement charcuté la valeur des levées de fonds, une importante fraction des 700 millions de dollars de transactions fermes sur la période est principalement allée en Afrique du Nord et de l’Ouest.

Malgré une année 2020 difficile en raison de la pandémie de coronavirus, les fonds d’investissement ont relativement poursuivi leurs activités en Afrique, nourrissant un intérêt particulier pour les sous-régions Nord et Ouest. Ainsi sur 81 transactions d’un total de 700 millions de dollars au premier semestre 2020, l’Afrique du Nord s’est arrachée 31% du volume et 42% de la valeur des transactions, soit 294 millions de dollars. L’Afrique de l’Ouest lui a emboité le pas avec 21% du volume et 22% de la valeur des transactions, soit 154 millions de dollars. C’est ce que révèle les dernières données de l’Association africaine de capital-investissement et de capital-risque (AVCA) publiées ce lundi 12 octobre.

Le dynamisme des fonds d’Afrique subsaharienne

En considérant les clôtures finales et intermédiaires, les fonds d’investissement ont levé au total 1,1 milliard de dollars pendant la première moitié de 2020, contre 2,6 milliards de dollars sur la même période l’année dernière. Le chamboulement provoqué dans les agendas d’investissement à travers le monde est bel et bien la cause de cette contreperformance. 39% de ces investissements ont été assurés par des fonds d’Afrique subsaharienne, suivis des fonds axés sur les pays (30%) et enfin les fonds panafricains et régionaux (31%).

Ces données confirment l’analyse de l’experte Enitan Obasanjo-Adeleye qui, dans un entretien avec La Tribune Afrique en mai dernier, estimait que « les fonds basés ayant une empreinte locale [avaient] un grand avantage » pour saisir les opportunités pendant au cœur de la crise qui avait notamment provoqué le confinement, la suspension des voyages internationaux pendant un temps.

24% des transactions dans le seul secteur de la santé

Contexte pandémique oblige, le secteur de la santé a attiré le plus d’investissements avec 24% des transactions en valeur au premier semestre 2020, selon le rapport. En outre, les services financiers, les technologies de l’information, la consommation discrétionnaire (qui englobe les biens de consommation durable, les médias, l’automobile, les loisirs ou encore les produits et services de luxe) et les technologies sont les autres secteurs ayant dominé l’intérêt des private equities à travers le continent.

Optimisme

Alors que le présent mois d’octobre entame la fin du semestre 2020, l’industrie du private equity de manière générale se montre très optimiste. « Bien qu’aucune région du monde ne sortira indemne du choc induit par le COVID-19, nous nous attendons à ce que les entreprises de capital-risque et de capital-risque continuent de soutenir les économies africaines face à la tempête au second semestre 2020 et au-delà alors qu’elles s’efforcent de faire face aux retombées économiques du pandémie », espèrent les analystes de l’AVCA.

En effet, les marchés africains suscitent un vif intérêt de la part des fonds d’investissement à travers le monde ces dernières années. S’ils conservent souvent une activité généraliste sur le continent, les private equities ont tendance à se spécialiser de plus de plus sur les marchés africains. Au moment où les économies mettent successivement en place des plans de relance, l’investissement ou le financement reste déterminant pour la concrétisation du redémarrage de la machine économique. Une sorte de rencontre entre besoins et opportunités devraient se créer, alors que des secteurs entiers -à l’instar du tourisme et l’industrie du divertissement- cherchent à revivre.

afrique.latribune

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