dimanche 08 décembre 2019
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Promotion du genre : La Bad veut transformer l’écosystème financier pour les femmes

Promotion du genre : La Bad veut transformer l’écosystème financier pour les femmes

A la faveur du 4è Sommet mondial sur le genre qui s’est tenu du 25 au 27 novembre, à Kigali, la Banque africaine de développement (Bad) a mis en place plusieurs initiatives innovantes.

A ‘’Kigali convention center’’, les assises sur le genre ont permis à la Bad de procéder au lancement officiel de trois grandes plateformes, le 26 novembre avec pour objectifs de faciliter l’accès aux financements, faire du réseautage et renforcer le leadership des femmes en Afrique.

Il s’agit, premièrement, de l’initiative ‘’Afawa-sharing risk facility’’ ou le Mécanisme de partage des risques. « C’est un instrument mis à la disposition des banques pour financer les femmes et non une institution de financement », a précisé Dr. Akinwumi A. Adesina, président de la Bad. Et d’ajouter : « la Bad veut changer l’écosystème de financement pour que les femmes aient plus de crédits ». Car, dira-t-il, « les femmes sont au cœur des économies africaines ».

A travers cette plateforme, l’institution bancaire s’engage à travailler avec ses partenaires en vue de combler le déficit de financement pour les femmes en Afrique qui s’élève à 42 milliards de dollars Us. L’équivalent de plus de 23 100 milliards de F Cfa.

A cet effet, quatre accords de partenariat ont été signés lors des assises de Kigali. La convention entre la Bad et l’United bank of Africa (Uba) va allouer 1 million de dollars Us, environ 550 millions de Fcfa. Le Fonds africain de garantie a décidé d’appuyer les femmes en leur accordant 75% de garantie auprès des banques commerciales. Ce qui leur permettra d’accéder plus facilement aux prêts bancaires.

Dans la mesure où elles n’auront que 25% de garantie à fournir. La Bad et la Banque de l’industrie du Nigeria ont aussi convenu de financer les femmes dans le secteur industriel. La Bad et le groupe Ecobank se sont accordées pour accroître les lignes de crédits à l’égard de la gent féminine. « L’initiative Afawa nous permettra d’aller plus loin en octroyant beaucoup plus d’argent pour transformer les femmes », a indiqué Joséphine Anan-Ankomah, directeur exécutif du Groupe, Pôle commercial et banking.

Après quoi, la Banque africaine de développement a lancé la deuxième plateforme numérique, dénommée « 50 millions de femmes ont la parole ». Il s’agit d’un réseau d’affaires pour interconnecter acheteurs et vendeurs. « Il va permettre aux femmes d’accéder plus facilement aux informations, faire du réseautage et des affaires et l’autonomisation sociale des femmes », a précisé Beatrice Humusonde, directrice chargée du genre à la Comesa. D’où, l’appel qu’elle a lancé aux femmes d’adhérer massivement à cette initiative impulsée par la Bad.

C’est la raison pour laquelle Idriss Mohamed du ministère en charge des Femmes au Nigeria a précisé : « nous allons travailler pour avoir des équipes dans chaque pays de la Cedeao ». Et à Vanessa Moungar, directrice chargée du genre à la Bad de conclure en disant : « cela va permettre aux femmes africaines d’être connecter aux différentes chaînes de valeurs ». La troisième initiative, elle, s’appelle ‘’Fashionomics Africa’’ qui va servir à faire la promotion de l’art, la mode et la culture africaine. Le rendez-vous de Kigali a alors permis aux femmes de présenter leur savoir-faire et s’interconnecter.

GUY-ASSANE YAPY
fratmat

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