Accueil / Développement / Protection sociale: Le Fmi devra faire plus d’effort s’il veut se “payer” un « visage humain »

Protection sociale: Le Fmi devra faire plus d’effort s’il veut se “payer” un « visage humain »

Protection sociale: Le Fmi devra faire plus d’effort s’il veut se “payer”  un « visage humain »

La protection sociale tend à être de plus en plus reconnue comme un important contributeur à la stabilité macroéconomique entraînant de ce fait un intérêt du Fmi.

 

Les questions sociales ne sont pas le fort du Fonds monétaire international (Fmi), c’est une lapalissade ! Mais implications sociales de la crise financière mondiale et des chocs des prix des produits alimentaires et des carburants obligent, cette institution dont l’équilibre des finances publiques est le cœur de préoccupation, s’est éveillée à la question sociale. Ainsi, au cours des dix dernières années, le Fonds aurait « accordé une plus grande attention à la protection sociale ». Mais alors avec quelle efficacité réelle ? Cette préoccupation est l’objet du dernier rapport du Bureau d’évaluation indépendant (IEO) du Fmi.

 

Publié le 19 juillet 2017 sous le titre « le Fmi et la protection sociale », le rapport recommande au Fonds, dans la perspective d’une meilleure efficacité dans ce domaine, divers ajustements de ces pratiques et méthodes. Ainsi, est-il appelé à « élaborer un cadre stratégique clair établissant le périmètre, les objectifs et les limites de son rôle en matière de protection sociale, prodiguer (sur la question) des conseils sur mesure, à partir d’une analyse approfondie de la situation de chaque pays, trouver des méthodes plus réalistes et efficaces pour la conception et la conditionnalité des programmes (afin d’en atténuer les effets négatifs sur certaines couches de la population), travailler de manière constructive avec les (autres) partenaires au développement… »

 

Chapelet d’insuffisance

 

En effet, si l’évaluation réalisée par l’IEO a mis en évidence « une grande implication du Fmi dans la protection sociale », elle a aussi égrené un chapelet d’insuffisances dans les préoccupations sociales de l’institution. Relevant là que sa « mobilisation (sur la question) était variable d’un pays à l’autre » ; là-bas « l’attention (par lui) accordée à la protection sociale dans la surveillance s’est parfois résumée à un exercice consistant à cocher des cases » ; ailleurs les recommandations du Fonds « étaient plutôt de nature générale, n’appréhendant pas pleinement la situation (particulière) du pays »… Des insuffisances qui confortent les organisations de la société civile dans leur idée que « le Fmi n’est que très partiellement à l’écoute du contexte local et que son appréhension de la protection sociale est trop restrictive… ». Mais, que Christine Lagarde, Directeur général du Fmi appréhende comme autant de marges de progression dans une prise en compte plus accentuée par le Fonds des préoccupations de protection sociale.

 

LSA / ecodafrik.com

                                                                             

Aller en haut