Accueil / International / Quand la NSA fouille dans les cartes SIM

Quand la NSA fouille dans les cartes SIM

Quand la NSA fouille dans les cartes SIM

Les agences de renseignement américaines et britanniques ont pu intercepter des quantités « sidérantes » de communications téléphoniques.

Le site américain de journalisme d’investigation The Intercept , lancé par l’entrepreneur franco-iranien Pierre Omidyar et piloté par Glenn Greenwald – qui avait publié les révélations Snowden – continue ses publications en série sur les pratiques intrusives de la NSA.

Aujourd’hui, le site affirme que l’agence américaine et son homologue britannique le GCHQ ont dérobé des quantités «  sidérantes «  de clefs de cryptage de cartes SIM leur permettant d’intercepter en toute discrétion les communications des utilisateurs de ces cartes. Parmi les réseaux informatiques concernés, celui du géant franco-néerlandais de la sécurité numérique, Gemalto.

Gemalto prend l’affaire « au sérieux »

« Le GCHQ, avec le support de la NSA, a puisé dans les communications privées » d’ingénieurs et d’autres salariés du groupe « dans de multiples pays », pour parvenir à dérober ces clefs, indique The Intercept. La NSA était déjà capable en 2009 de « traiter entre 12 et 22 millions de clefs par seconde », pour pouvoir les utiliser plus tard au besoin pour écouter des conversations ou intercepter des mails.

Dans un communiqué, la société Gemalto, qui depuis les révélations a chuté en bourse , a indiqué qu’elle prenait “ très au sérieux ” les affirmations de The Intercept.

«  Nous allons consacrer toutes les ressources nécessaires (…) pour comprendre la portée de ces techniques sophistiquées utilisées pour intercepter les données sur les cartes SIM », a indiqué l’entreprise dirigé par le Français Olivier Piou. « Nous ne pouvons à ce stade de l’enquête confirmer les informations de cet article, et n’avions aucune connaissance préalable que ces agences gouvernementales conduisaient cette opération ».

Après les révélations sur les dérives des agences dans le monde de l’Internet, il s’agit là de « très mauvaises nouvelles pour la sécurité téléphonique », selon le site américain. Quand les consommateurs ont commencé à adopter les téléphones cellulaires en masse dans les milieu des années 1990, « il n’y avait pas protection efficaces des communications mobiles ». N’importe qui pouvait, avec un niveau moyen de connaissance, intercepter des appels. Avec le numérique, le cryptage de base est arrivé », et l’on pensait les communications moins susceptibles d’être la proie facile des programmes de surveillance.

lesechos.fr

Aller en haut